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Faits divers – Justice

Suicides de policiers : 44 fonctionnaires ont mis fin à leur jour depuis le début de l'année

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Par , France Bleu

Cinq policiers se sont donné la mort en France en l'espace d'une semaine portant à 44 le nombre de suicides de fonctionnaires de police depuis le début de l'année. "La Police nationale est en passe de connaître l’année la plus sombre de son histoire" dénonce le syndicat Alliance.

 Plus de quarante fonctionnaires de police se sont suicidés depuis le début de l'année (photo d'illustration)
Plus de quarante fonctionnaires de police se sont suicidés depuis le début de l'année (photo d'illustration) © Radio France - Sylvie Duchesne

Un policier âgé d’une trentaine d’années et affecté au commissariat d’Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, s’est suicidé avec son arme de service, à son domicile, dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juillet. Mercredi après-midi, c'est un officier de police qui s’est donné la mort dans l'armurerie de l’antenne de la police judiciaire de Cergy (Val d’Oise). Âgé de 55 ans, il travaillait depuis 25 ans dans ce service. Ces deux drames portent à 44 le nombre de suicides de fonctionnaires depuis le début de l'année, un chiffre en hausse par rapport à l'année 2018. 

"C'est la surutilisation des policiers"

"Avec un suicide tous les cinq jours, la Police nationale est en passe de connaître l’année la plus sombre de son histoire" a réagi le syndicat Alliance, qui redoute une année noire. Fin avril, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait annoncé la création d'une "cellule alerte prévention suicide" pour encourager les policiers à "briser le silence". Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, permettant notamment de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues a également été mis en place.

Des mesures insuffisantes aux yeux du syndicat Alternative Police : "Les plans de prévention de lutte contre les conséquences du suicide ne seront probants que si le ministère de l'Intérieur s'attaque véritablement aux causes : conditions de travail, considération et reconnaissance, mesures sociales" a dénoncé l'organisation dans un communiqué.

Un avis partagé par Christophe Korell, ancien policier désormais détaché au ministère de la Justice. "Ce sont des cycles horaires qui sont difficiles dans certains services. C'est la surutilisation des policiers : on a eu des périodes d'attentats, on a eu des mouvements sociaux et des manifestations sportives. Tout ça ce sont des choses à un moment donné qui se payent, entre guillemets. Là on a vécu six mois de mouvements sociaux, on verra ce qui se passera à la rentrée, mais ça ne sera pas sans laisser de traces sur les policiers. C'est sur du long terme. Donc ça, il va falloir intégrer quand même", a-t-il déclaré vendredi sur franceinfo. "Il y a environ 90 psychologues sur tout le territoire pour plus de 100 000 policiers. Est-ce que c'est suffisant ?" a-t-il ajouté avant de réclamer "une étude sérieuse" sur "les causes" de ces suicides et davantage de moyens. 

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© Visactu
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