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Faits divers – Justice

Suicides en prison : "Une situation dramatique pour tout le monde"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Les surveillants de prison confient leur fatalisme et leur impuissance face à la série de suicides de détenus depuis un mois à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu

Trois détenus de Metz ont mis fin à leurs jours en un mois
Trois détenus de Metz ont mis fin à leurs jours en un mois © Maxppp - Alexandre MARCHI

Metz, France

Lundi 30 septembre, un détenu mettait fin à ces jours à la maison d'arrêt de Metz-Queuleu. Le troisième en moins d'un mois. "Cela fait treize ans que je suis dans l'administration pénitentiaire, je n'ai jamais été confronté à autant de suicides en une si courte période" confie Medhi Berrahal, secrétaire du syndicat UFAP au sein de la maison d'arrêt et invité ce jeudi de France Bleu Lorraine. 

L'an passé, 131 détenus ont mis fin à leurs jours en France. Un chiffre supérieur à la moyenne des autres pays d'Europe de l'Ouest. Des drames malheureusement difficiles, voire impossibles, à éviter. "Même si nous étions dix agents par coursives pour cent personnes détenues, on ne peut pas rester 24h/24h dans une cellule" explique avec fatalisme Fadila Doukhi du FO pénitentiaire dans le Grand-Est. 

Des surveillants et des détenus choqués

"C'est une situation dramatique pour tout le monde" poursuit Medhi Berrahal, "et nous devons ensuite rendre des comptes aux familles." Et puis il y a les conséquences sur les autres détenus et sur les surveillants pénitentiaires eux-même, qui découvrent ces scènes et qui ne sont "pas préparés à la mort et sont choqués." Selon le surveillant, aucun dispositif exceptionnel d'accompagnement n'a été mis en place à Metz-Queuleu face à cette série de suicides. 

L'enfermement, l'éloignement avec les proches, l'inaction sont des explications. Mais il y a aussi des causes imprévisibles, des déclics qui provoquent ou accélèrent le passage à l'acte. "Il existe à Metz un service medico-psychologique, encore faut-il que les personnes le réclament."

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