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Faits divers – Justice

Surveillants agressés à la prison du Havre : les faits requalifiés en "tentative d'assassinats terroristes"

Le parquet de Paris a décidé de requalifier les faits après l'agression de deux surveillants jeudi matin à la prison du Havre. Le détenu est à présent poursuivi pour tentative d'assassinats terroristes. Il a frappé les agents à coups de barre de fer en criant plusieurs fois Allah Akbar.

Un détenu radicalisé a agressé deux surveillants à la prison du Havre.
Un détenu radicalisé a agressé deux surveillants à la prison du Havre. © Maxppp - Quentin Déhais

Le Havre, France

Un détenu de la prison du Havre, condamné pour terrorisme, a agressé deux surveillants jeudi matin à l'ouverture de sa cellule. Il a frappé les agents - une femme et un homme - à coups de barre de fer et de morceau de verre, en criant Allah Akbar. Le détenu, âgé de 25 ans, a été condamné, à son retour de Syrie, à 7 ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. 

Dès la mi journée, le parquet de Paris s'est saisi de l'enquête, sans toutefois attribuer une qualification terroriste à ces violences. C'est désormais le cas depuis ce vendredi 21 juin 2019. Les faits sont requalifiés en "tentative d'assassinats terroristes". Le parquet estime que les premiers éléments de l'enquête, notamment des témoignages, laissent supposer une intention homicide et une préméditation.

De quoi satisfaire Billy Dorilas, délégué du syndicat Ufap Unsa au centre pénitentiaire du Havre. Quelques heures après l'agression, il réclamait sur l'antenne de France Bleu Normandie la requalification des faits: "Ce qu'il a fait, il l'avait préparé. Dès que la collègue a ouvert la porte, il a commencé à l'asséner de coups. _Pour moi, c'est une tentative d'attentat._"

Le détenu a un parcours chaotique depuis l'enfance

Incarcéré depuis deux ans au Havre, ce détenu radicalisé n'avait jamais jusqu'alors fait parler de lui. Très isolé au sein de la prison, il ne reçoit aucune visite et ne pratique aucune activité hormis du sport. Le jeune homme a un parcours chaotique : maltraitance dans l'enfance, vols et violences à l'adolescence. 

Les deux agents, frappés avec un pied de table en fer, sont sortis de l'hôpital jeudi en début d'après-midi. Mais ils sont très choqués, selon Billy Dorilas. En réponse à cette agression, les surveillants havrais ont décidé une journée morte sans parloir, ni entrée ou sortie de l'établissement. Les syndicats exigent aussi le transfert du détenu dans un établissement adapté aux profils radicalisés. Depuis leur long mouvement de grève en janvier 2018, les agents pénitentiaires réclament toujours des gilets porte-lames et des déplacements menottés pour les détenus violents.