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Faits divers – Justice

Syrie : le cimentier français Lafarge mis en examen notamment pour "complicité de crimes contre l'humanité"

jeudi 28 juin 2018 à 13:52 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Le cimentier français Lafarge a été mis en examen jeudi notamment pour "complicité de crimes contre l'humanité" et "financement d'une entreprise terroriste".

 L'entreprise Lafarge SA a été mise en examen jeudi en tant que personne morale pour financement d'une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l'humanité dans le dossier de sa cimenterie syrienne.
L'entreprise Lafarge SA a été mise en examen jeudi en tant que personne morale pour financement d'une entreprise terroriste et complicité de crimes contre l'humanité dans le dossier de sa cimenterie syrienne. © AFP - FRANCK FIFE

Le cimentier français Lafarge a été mise en examen jeudi notamment pour "complicité de crimes contre l'humanité" et "financement d'une entreprise terroriste". L'entreprise est également soumise à un contrôle judiciaire comprenant une caution de 30 millions d'euros.

Après un premier report début juin, le cimentier a été entendu ce matin par les juges d'instruction. Il est accusé d'avoir financé des groupes djihadistes, dont l'organisation État islamique, pour maintenir son activité en Syrie. 

Plus de 5 millions de dollars versés à des groupes armés dont l'organisation EI

La justice enquête plus précisément sur les conditions dans lesquelles le cimentier français, absorbé depuis par le suisse Holcim, a maintenu en activité son usine de Jalabiya en 2013-2014.  Cette région du nord de la Syrie était à l'époque sous contrôle du groupe Etat islamique (EI).

D'après un rapport du cabinet américain Baker McKenzie, la filiale syrienne de Lafarge, LCS, a versé 5,6 millions de dollars à plusieurs groupes armés, dont 500.000 dollars à Daech, pour obtenir le "droit" de continuer à faire tourner son usine.

Huit anciens dirigeants et cadres de Lafarge, dont son ex-PDG Bruno Lafont, ont déjà été mis en examen. L'ONG Sherpa et le Centre européen pour les droits constitutionnels et humains (ECCHR), à l'origine de l'information judiciaire, demandaient que le cimentier français soit aussi mis en examen pour complicité de crimes contre l'humanité en Syrie.