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Faits divers – Justice

Tarbes : un an de prison ferme pour le meneur des vandales du temple franc-maçon

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Par , France Bleu Béarn

Huit personnes comparaissaient ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Tarbes pour "dégradations en réunion". Des faits qui remontent à la nuit du 9 mars dernier, lors d'une marche nocturne des gilets jaunes. Dans le box : quatre Palois et deux Tarbais.

Les autres prévenus ont écopé d'amendes et de travaux d'intérêt général
Les autres prévenus ont écopé d'amendes et de travaux d'intérêt général © Radio France - Maud Calvès

Tarbes, France

C'était un procès long, animé. Dans le box, tous les accusés ont voulu donner ou préciser leurs versions des faits. Tous ont reconnu avoir été présents sur les lieux ce soir-là, certains disent être entrés seulement dans la cour principale, d'autres reconnaissent avoir franchi la porte. Deux déclarent avoir voulu persuader des manifestants de ne pas tout saccager à l'intérieur. Trop tard, le "meneur" du groupe décide de faire une soirée "portes ouvertes" dans le temple, pour faire réfléchir "au pouvoir de l'organisation dans les institutions". Mais une fois sur place, la présence de tous ces signes ostentatoires l'auraient énervé. Il est le seul à assumer sa participation au saccage du temple, quand d'autres reconnaissent avoir jeté quelques cailloux sur les murs et les vitres. Après le saccage, il reconnait aussi avoir brûlé son masque, ses vêtements pour faire disparaître les preuves de sa participation. 

Quelque temps avant cette nuit-là, il partage sur Facebook une publication appelant à se méfier des francs-maçons. Lors du procès il explique ses positions : "J'ai discuté avec ces gens-là et ils reconnaissent des dérives. Violeurs, pédophiles...", si le prévenu estime qu'ils ne le sont pas tous, il s'agit tout de même pour lui "de la même caste". Une cible assumée aussi du côté d'un des Palois dans le box : "j'ai ouvert une page sur internet et vu que les francs-maçons vénéraient le diable, je ne suis pas allé plus loin. Ça ne m'a pas écorché le cœur de voir cette institution dégradée".

Les autres prévenus disent n'avoir pas eu connaissance que le bâtiment appartenait aux francs-maçons. Certains l'ont appris sur place, d'autres le lendemain. Tous reconnaissent être entrés dans cette propriété privée, mais certains pour "dire aux autres de sortir", d'autres "par curiosité".

Dialogue de sourd

Les huit prévenus, entre 22 et 47 ans, serrés dans le box, prennent la parole, interrompent celle de la présidente pour préciser plusieurs  éléments des déclarations faites lors des procès verbaux. La présidente s'énerve, leur coupe la parole , le ton monte tant du côté du Parquet que des prévenus. "Où sont les autres?" s'énerve l'un des accusés, "l'enquête a été super bien faite !"

Le procureur requiert plusieurs peines de prison ferme pour des faits qu'il juge "sous-tendus par la haine". Les peines seront plus clémentes. Tous les prévenus sont ressortis libre. Le "meneur" écope de la peine la plus lourde : deux ans de prison dont un an ferme. D'autres devront faire des travaux d'intérêt général ou payer une amende pouvant aller jusqu'à 3750 euros.