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Faits divers – Justice

Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, est retourné en prison lundi soir

mercredi 21 février 2018 à 14:24 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

L'islamologue Tariq Ramadan, hospitalisé vendredi soir, est retourné à la prison de Fleury-Mérogis lundi soir. Alors que l'intellectuel dit souffrir d'une sclérose en plaques, une expertise médicale a conclu lundi que son état de santé était compatible avec son incarcération.

Tariq Ramadan, en 2016 à Genève, en Suisse.
Tariq Ramadan, en 2016 à Genève, en Suisse. © Maxppp - ALVATORE DI NOLFI/EPA

Tariq Ramadan, hospitalisé vendredi soir, est retourné lundi soir en détention après qu'une expertise médicale a conclu que son état de santé était compatible avec son incarcération, a appris franceinfo de source pénitentiaire ce mercredi. L'islamologue suisse affirme souffrir d'une sclérose en plaques.

Une expertise demandée par la cour d'appel 

Cette expertise avait été demandée par la cour d'appel, qui doit examiner jeudi le recours de l'islamologue suisse contre son placement en détention provisoire. Lors d'une première audience, Tariq Ramadan avait présenté un certificat médical signé par le médecin de la détention. Mis en examen pour viols le vendredi 2 février, Tariq Ramadan est écroué à la prison de Fleury-Mérogis, en Essonne. 

Depuis le début du scandale, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits qui auraient eu lieu dans des hôtels en marge de ses conférences à succès, le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.

Ses avocats demandent le dépaysement de l'affaire 

Les avocats de Tariq Ramadan ont, eux, réclamé le dépaysement de la procédure, en arguant de dysfonctionnements au préjudice de leur client, selon une demande consultée par l'AFP ce mercredi. Dans ce courrier adressé au procureur général près la cour d'appel de Paris, ils font valoir que "les investigations utiles à la manifestation de la vérité ne sont pas réalisées" et "les contacts de Monsieur Ramadan avec ses proches et même ses avocats sont limités". Les avocats écrivent qu'il n'a eu aucun contact avec ses proches depuis son incarcération le 2 février et qu'eux-mêmes n'ont pas pu s'entretenir avec leur client au cours de son hospitalisation.

Le dépaysement d'une procédure peut être ordonné par la Cour de cassation, sur requête du procureur général, à son initiative ou à la suite d'une demande des parties. Il peut décider de faire suivre, ou non, cette demande.