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Faits divers - Justice

Tarn-et-Garonne : un éducateur sportif mis en examen pour des attouchements sur huit fillettes

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

L’affaire a été révélée par une grande enquête sur les abus sexuels dans le sport. Huit fillettes auraient été victimes d’un éducateur sportif dans plusieurs villages autour de Moissac. Des faits qui se seraient produits entre 2013 et 2018.

Huit petites-filles auraient été victimes de l'éducateur pendant des cours de gymnastique.
Huit petites-filles auraient été victimes de l'éducateur pendant des cours de gymnastique. © Maxppp - .

Moissac, France

Le site Disclose, en partenariat avec Envoyé spécial, a travaillé pendant plus de huit mois sur les abus sexuels dans le sport. Le site qui révèle 276 victimes dans 77 affaires parle d’une "plongée inédite dans le monde fermé des clubs amateurs et professionnels démontre la faillite de tout un système, des associations sportives aux fédérations, jusqu’aux services de l’État."

Et une des affaires étudiées a éclaté en 2018 à Montesquieu, un village près de Moissac dans le Tarn-et-Garonne. Des parents ont dénoncés les attouchements sur leur enfant de 8 ans pendant des cours de gymnastique dans le cadre des activités périscolaires. Ils dénoncent et ensuite plus rien. Pas de nouvelles de la justice, jusqu’en janvier 2019. Des familles qui découvrent que l’homme avait déjà agi. Il avait notamment démis de ses fonctions à Valence d’Agen après une première alerte. 

"Les mairies se sont protégées"  

Pour l’avocate des familles, les mairies savaient. Mais ils n’ont pas assez dénoncé. La justice aurait du être saisi plus vite insiste Maître Alexandra Tempels-Ruiz. "La maman est allé en parler à la mairie à Valence d’Agen. Et à la mairie on ne lui a pas dit de porter plainte. Ils ont demandé à ce monsieur de ne cesser ces cours, mais ils n’ont pas dénoncé. C’était une décision collégiale de la plupart des maires. Ils se sont protégés. Ils se sont dits, il ne faut pas qu’on engage notre responsabilité.

A Valence d’Agen, l’affaire a eu lieu en 2013. Une situation complexe raconte Christophe Sérafin le responsable DRH en charge des écoles qui a très vite arrêté le contrat de l’éducateur sportif. "C’était un signalement par une maman. Son enfant trouvait bizarre qu’il lui mette les mains sur le ventre pour la réceptionner de ses activités sportives. Et on a tout de suite mis fin à son intervention." 

"Qu’est-ce qu’on aurait pu faire ? " 

Le responsable DRH de la mairie de Valence-d’Agen poursuit autour d’une possible dénonciation de l’homme. "Je trouve ça compliqué de dire après coup "on aurait pu, on aurait dû". On n’est pas un centre loisir. Dans la mesure où il a tous les diplômes et un casier judiciaire vierge, qu’est-ce qu’on aurait pu faire? Vous me dites qu’il y plusieurs mairies qui savaient. _Aucune mairie ne m’a contacté pour me demander des renseignements_. Une fois que l’affaire a éclaté, la gendarmerie ne m’a pas appelé pour en parler." 

La maire de Montesquieu n’a pour le moment pas souhaité répondre à nos questions. 

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