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CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Faits divers – Justice

Tarn : une religieuse de Lavaur de 77 ans assassinée en Centrafrique

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Sœur Inès Nieves Sancho a été retrouvée morte lundi matin dans le village de Nola, une commune située dans le diocèse de Berberati, à l’ouest du pays. Elle était membre de la communauté des Filles de Jésus basée à Massac-Séran, à côte de Lavaur.

Soeur Inès, ici au centre, a été retrouvée décapitée lundi en Centrafrique
Soeur Inès, ici au centre, a été retrouvée décapitée lundi en Centrafrique - La congrégation des Filles de Jésus à Massac-Séran

Sœur Inès, 77 ans, était originaire de Burgos en Espagne. Depuis plusieurs années, la religieuse basée à Massac-Séran près de Lavaur dans le Tarn avait été envoyée en mission en Centrafrique. A Berberati, à l’ouest du Pays, où elle vivait avec Sœur Bénédicte et des sœurs centrafricaines. Elle avait une partie de sa famille à Toulouse.

Le religieuse franco-espagnole était en République Centrafricaine depuis plusieurs années - Visactu
Le religieuse franco-espagnole était en République Centrafricaine depuis plusieurs années © Visactu - Visactu

Sur le site du diocèse d’Albi, les membres de la congrégation précisent que dans la nuit de dimanche, le gardien, durant sa tournée, a découvert les portes ouvertes et la chambre de Sœur Inès vide. Il a donné l’alerte. Les religieuses et les villageois ont aussitôt entrepris les recherches. Sœur Inès a été finalement retrouvée, décapitée, de l’autre côté du fleuve au bord de la forêt. Le motif de cet assassinat est pour l’heure inconnu.

La réaction de la communauté à Massac-Séran : pas question de renoncer à la mission

"C'est terrible de mourir ainsi" raconte soeur Yvonne qui a vécu de longues années avec Inès  en Centrafrique. La soeur enseignait là-bas la couture à des mamans et des jeunes filles avec les autres soeurs. Soeur Inès a aussi exercé de longues années à Castres, dans un quartier populaire : "elle avait un don pour tisser un lien avec les gens" précise soeur Yvonne.

Douze soeurs tarnaises exercent en ce moment en Centrafrique. Et sur la question de la sécurité, Soeur Claire, la responsable de la communauté, le dit clairement : "elles resteront, elles sont tellement attachées au lieu, et aux gens". Elle doit se rendre elle-même sur place au mois de juillet et n'envisage pas un instant de renoncer ou reporter.

Les sœurs de Massac-Séran racontent : "Lors de ses passages à Massac, Sœur Inès disait à toutes qu’il lui tardait de revenir en terre africaine."