Infos

Tarnos : le suspect du double meurtre s’est suicidé

Par Nelly Assenat, France Bleu Gascogne et France Bleu Gironde vendredi 13 mars 2015 à 13:56

La maison d'arrêt de Gradignan
La maison d'arrêt de Gradignan © Radio France

L’homme suspecté d’avoir égorgé son ancienne compagne et la mère de celle-ci à Tarnos la semaine dernière a été retrouvé pendu dans sa cellule de la prison de Gradignan (Gironde). Sa mort signifie l’extinction de l’action publique.

Cela faisait six jours qu'il était en prison. Cet homme d'une trentaine d'années a été interpellé mercredi dernier 4 mars dès la découverte des deux corps dans la maison située 91 avenue Lénine, à Tarnos. Les victimes sont une mère d'une soixantaine d'années et sa fille d’une trentaine d’années qui est aussi l’ex-compagne du meurtrier présumé.

L'homme était encore sur les lieux du crime, après avoir prévenu des proches du drame qui venait de se dérouler.

A l’issue de sa garde à vue, mis en examen pour meurtre sur son ancienne belle-mère et meurtre aggravé sur son ex-concubine, l’homme a été placé en détention à la prison de Gradignan, en Gironde.

Psychiatre et cellule individuelle

Compte tenu de la nature du dossier et de la personnalité du suspect, il faisait l’objet d'une surveillance particulière. Il avait vu un médecin et un psychiatre, et avait également été placé en cellule individuelle.

Ce sont des surveillants de la prison qui ont donné l’alerte mercredi en fin d’après-midi.

Ils ont prodigué immédiatement les premiers soins au détenu retrouvé pendu dans sa cellule . Ils auraient même détecté un pouls, avant que l’homme se soit transféré à l’hôpital Pellegrin, où il sera d’abord déclaré en état de coma avancé avant de décéder officiellement 24h plus tard, hier jeudi 12 mars.

D’après nos informations, le détenu aurait déjà tenté de mettre fin à ses jours par le passé. Il souffrait de graves problèmes psychiatriques , probablement de schizophrénie.

Des courriers d'excuses

Il a par ailleurs laissé des courriers dans ses affaires, dans lesquels il demande pardon pour son geste et explique qu’il ne "pouvait pas rester sur terre". Une autopsie aura lieu.

Ce double meurtre de Tarnos et le suicide du meurtrier présumé laisse un enfant de deux ans orphelin. C’était le fils du suspect. Il était sur les lieux du drame la semaine dernière à Tarnos, mais n’avait pas été blessé.

Partager sur :