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Faits divers – Justice

Taxe sur les produits phytosanitaires : les jeunes agriculteurs de l'Isère murent la permanence d'un député

vendredi 28 décembre 2018 à 15:49 Par Justine Dincher, France Bleu Isère

Contre la hausse des taxes sur les produits phytosanitaires, les jeunes agriculteurs isérois ont muré la permanence de Jean-Charles Colas-Roy. Le député de la 2e circonscription de l'Isére a récemment voté pour la réforme de "la redevance pour pollution diffuse".

La permanence du député isérois a été murée en pleine nuit.
La permanence du député isérois a été murée en pleine nuit. - © JA38

Échirolles, France

La permanence d'un député isérois a été pris pour cible par de jeunes agriculteurs dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 décembre. Vers minuit, à Echirolles, le local parlementaire de Jean-Charles Colas-Roy, député LaREM de la deuxième circonscription de l'Isère, a été muré par quatre personnes, avec une inscription à la peinture rouge sur les murs : "RPD (redevance pour pollution diffuse) : des solutions avant des taxes". Les jeunes agriculteurs s'opposent à l'augmentation d'une taxe sur les produits phytosanitaires, votée il y a dix jours à l'Assemblée nationale. 

Des charges supplémentaires

Le syndicat des jeunes agriculteurs a calculé que cette taxe allait représenter entre 1.500 et 3.000 euros de charges supplémentaires par an, en fonction de la taille de l'exploitation. "Dans notre département, cette hausse est significative. Pour les petites exploitations en polyculture-élevage, elle représente entre 1.000 et 1.500 euros, et pour les exploitations de plus grandes importances du Nord-Isère, cela peut représenter un peu plus de 3.000 euros", explique Jérémy Jallat, secrétaire général des jeunes agriculteurs de l'Isère. 

Cette hausse "injuste" est jugée inacceptable par ces agriculteurs car elle alourdit trop leur charges. "C'est insupportable pour notre métier. Si on veut encore d'une agriculture demain, il va falloir quand même se poser les bonnes questions", résume Jérémy Jallat.

Les jeunes agriculteurs de l'Isère ont signé leur action. - Aucun(e)
Les jeunes agriculteurs de l'Isère ont signé leur action. - © JA38

Un manque de concertation

"On nous sanctionne sans trouver de solution", analyse Sébastien Poncet. Le président des jeunes agriculteurs de l'Isère critique la méthode du gouvernement : "Aujourd'hui, on en est tous conscients, l'utilisation des produits phytosanitaires est en baisse et les agriculteurs ne travaillent pas n'importe comment. On est prêts à trouver des méthodes, à travailler dessus, mais sauf qu'avant de travailler, on commence par nous sanctionner. On ne veut pas de cette méthode de travail, on veut trouver des solutions, et après sanctionner si il y a des abus. On n'est pas d'accord sur la méthode du gouvernement."

"Des pressions inacceptables"

Le député isérois, visé par cette action, dénonce la méthode des jeunes agriculteurs : "Je suis un homme d'écoute et de dialogue et je n'accepte pas les pressions qui sont faites sur des élus de la république". 

Jean-Charles Colas-Roy a voté cette disposition intégrée au budget 2019 : "j'assume complètement, je suis fier d'appartenir à une majorité qui à la fois soutient les agriculteurs avec le projet de loi EGAlim (...) et en même temps, un gouvernement qui taxe les herbicides, les pesticides parce qu'aujourd'hui la population ne veut plus de ces produits et aujourd'hui, il faut petit à petit augmenter le prix de ces produits pour que le bio soit favorisé."