Faits divers – Justice

TÉMOIGNAGE | Crash du vol AH5017 : sept membres d'une même famille parmi les victimes

France Bleu Loire Océan vendredi 25 juillet 2014 à 8:34

L'avion du vol AH5017 est un modèle Mc Douglas 83
L'avion du vol AH5017 est un modèle Mc Douglas 83 © MaxPPP

Amadou Ouédraogo vit en Loire-Atlantique, près de Nantes. Dans la catastrophe aérienne qui a frappé le vol AH5017 d'Air Algérie, il a perdu sept membres de sa famille. Son frère était parti en vacances au Burkina Faso avec l'épouse de ce dernier, leurs quatre enfants et leur nièce.

Son frère, sa belle-soeur, leurs quatre enfants et une nièce étaient à bord du vol AH5017 qui devait relier Ouagadougou à Alger. Dans cette catastrophe aérienne, Amadou Ouédraogo, qui vit à Remouillé en Loire-Atlantique, a perdu sept membres de sa famille. "Il vit en France depuis 28 ans, il est parti en vacances avec toute sa famille ", raconte-t-il. "Tous ont péri dans cet accident ", ajoute-t-il.

La semaine dernière, son cousin Ousman Oédraogo, représentant des Français du Burkina Faso, a fait exactement le même trajet, avec la même compagnie et les mêmes escales. La disparition de toute une partie de sa famille est une "perte brutale ". "On ne sait pas quoi faire ", confie Amadou Ouédraogo. 

> RETROUVEZ LES INFORMATIONS EN TEMPS RÉEL dans notre Live dédié

"C'est nécessaire de comprendre"

Le Burkinabé installé en France depuis trente ans veut désormais savoir ce qu'il est arrivé à l'avion dans lequel voyageait sa famille. "Qu'est-ce qu'il s'est passé ? On ne nous dit pas ", affirme-t-il. Il évoque "une roquette, comme en Ukraine " – hypothèse désormais exclue – ou "les conditions climatiques défavorables au moment du passage du vol ". "Je crois que c'est nécessaire de comprendre ", conclut-il.

Une vingtaine de familles françaises est endueillée après cette catastrophe. Jeudi soir, le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius a annoncé que toutes seraient invitées à participer à une réunion, samedi à Paris. 

"Qu'est-ce qui est arrivé ? On ne sait pas" explique Amadou Ouédraogo