Faits divers – Justice

Accueilli au fusil à pompe, le livreur de pizzas raconte son agression à Pau

Par Daniel Corsand, France Bleu Béarn et France Bleu lundi 11 septembre 2017 à 17:31

Kevin raconte son agression sur France Bleu Béarn
Kevin raconte son agression sur France Bleu Béarn © Radio France - Daniel Corsand

Témoignage France Bleu Béarn. Kevin pensait livrer une pizza chez un client dans le centre-ville de Pau, ce vendredi soir. Il a été accueilli par un homme de 53 ans armé d'un fusil à pompe.

Kevin s'est fait une grosse peur ce vendredi soir dans le centre-ville de Pau. Ce jeune livreur de pizzas raconte sur France Bleu Béarn comment il s'est trouvé vendredi soir à Pau face à un homme armé. Cela s'est passé dans un immeuble. Kevin était là pour livrer une Pizza. Il a été accueilli par un homme de 53 ans tenant un fusil à pompe.

"Qui êtes vous ? Que voulez vous ?"

Kevin s'est présenté dans l'immeuble, mais il s'est trompé d'un étage. L'homme qui lui a ouvert n'attendait pas de pizza. Mais il était armé d'un fusil à pompe. En réalité il s'agit d'une arme factice, mais suffisamment bien imitée pour paraître réelle. L'homme lui a demandé ce qu'il faisait là. Qui il était. Le jeune livreur a décliné sa profession, et a pu partir sans être retenu. Il a livré la commande au bon étage avant de retourner au siège de sa société et raconter sa mésaventure à un responsable.

Quand j'ai toqué à la porte je me suis fait accueillir par un fusil à pompe. Il m'a demandé qui c'était. Je lui ai dit que j'étais Domino's pizza et que j'étais là pour livrer une pizza. La vérité, ça fait bizarre! Ca fait même peur ! Sachant que j'étais nouveau dans la boite, je ne savais pas comment réagir à ce moment là. J'ai repris le travail tout de suite, parce que dans mon boulot, il faut passer à autre chose, mais certes il y avait l'appréhension : si je toque à une prochaine porte, qui c'est qui va m'accueillir ?" — Kevin le livreur de Pizza

Le récit du livreur de pizzas

L'homme de 53 a été arrêté dans le week-end par la police. Il a expliqué son geste par des difficultés familiales. Il pensait avoir affaire à un rival. L'arme était factice mais il sera quand même jugé au tribunal correctionnel le 23 janvier.