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DOSSIER : Série de meurtres en Drôme, en Ardèche et en Alsace

TÉMOIGNAGES - Le geste héroïque de ces policiers a permis l'arrestation du tueur de Drôme-Ardèche et d'Alsace

- Mis à jour le -
Par , , , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu, France Bleu Alsace, France Bleu Sud Lorraine

C'est grâce à eux que l'homme qui a tué deux femmes sur leurs lieux de travail en Drôme et en Ardèche, jeudi, a pu être arrêté. Trois policiers ont tout fait pour arrêter le tueur, alors que celui-ci arrivait, en voiture, droit sur eux, au milieu du pont Mistral.

C'est une arrestation hors norme. Celle de l'homme suspecté d'avoir assassiné, jeudi, une responsable d'équipe du Pôle emploi de Valence et la DRH de l'entreprise Faun, en Ardèche. 

Alors qu'il vient de tuer ces deux femmes, il repart à bord de son véhicule rouge et s'engage pour traverser le pont Mistral qui relie la Drôme et l'Ardèche, entre Valence et Guilherand-Granges. 

Les forces de l'ordre ont été prévenues du drame grâce à l'un des employés du Pôle Emploi où le premier meurtre a été commis, peu après 8h30. Cet employé a eu le réflexe de relever la plaque d'immatriculation du tireur. La police sait donc quelle voiture chercher. Trois policiers, qui théoriquement travaillent au commissariat, montent dans une voiture banalisée pour aider leurs collègues.

"J'ai choisi de le percuter suffisamment fort pour pouvoir complètement bloquer la voiture"

En bas du pont Mistral, ils aperçoivent la voiture rouge du suspect. Le conducteur de la voiture de police* n'hésite pas. Il percute de plein fouet le véhicule. "À cet instant là, c'est cette option que j'ai choisie : bloquer son véhicule avec le mien, le percuter suffisamment fort pour pouvoir complètement bloquer la voiture" raconte-t-il à France Bleu Drôme Ardèche. 

Le choc est tel que ses deux collègues à bord sont blessés légèrement. "Ce n'était pas une décision facile car on met en jeu l'intégrité physique des deux collègues qui m'accompagnaient et la mienne aussi. J'ai très mal dormi" confesse-t-il au lendemain de l'arrestation.

"On sait qu'il est armé et qu'il faut aller vite" complète son collègue assis à l'arrière

Sébastien, à l'arrière de la voiture, a "bien ressenti le choc", mais il est sorti aussitôt pour aider ses collègues à interpeller le tueur présumé : "Il faut interpeller l'individu qu'on sait dangereux, qu'on sait armé. Et si on ne va pas vite, on sait qu'il peut avoir le temps de saisir l'arme. Le but premier est de l'interpeller et de le menotter"

Vendredi soir, après la découverte du périple meurtrier de cet homme, suspecté de trois assassinats et d'une tentative de meurtre, c'est surtout un autre sentiment qui domine : le soulagement. "Il n'y a pas de fierté particulière par rapport à ce que nous avons fait. C'est un soulagement. On est soulagés qu'on ait pu l'intercepter avant qu'il poursuive, peut-être, d'autres crimes" concluent les deux policiers. 

Une première tentative d'arrestation à Guilherand-Granges

Quelques minutes avant la collision sur le pont Mistral, des policiers ardéchois ont tenté d'arrêter une première fois la voiture du suspect dans le centre-ville de Guilherand-Granges. Un équipage de police-secours se rendait à l'entreprise Faun quand il a croisé la voiture rouge. 

"C'est une jeune adjointe de sécurité, arrivée il y a quelques mois, qui a repéré le véhicule et l'a signalé au chef de bord, raconte Sébastien Chantemesse, secrétaire départemental du syndicat Alliance en Ardèche. L'équipage a tenté d'arrêter le véhicule [dans Guilherand-Granges], mais il y avait trop de piétons autour. Sur le pont Mistral, ils ont réussi à percuter l'arrière droit de la voiture juste avant que nos collègues valentinois interviennent."

Les trois agents de police valentinois présents dans la voiture lors de l'arrestation ont été arrêtés cinq jours, notamment à cause de douleurs cervicales causées par la violence du choc entre les deux véhicules.

Ce samedi, le procureur de la République de la Drôme a ouvert une information judiciaire et le suspect a été mis en examen pour assassinats et écroué.

*Qui a demandé de garder l'anonymat

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