Faits divers – Justice

TÉMOIGNAGE - "Mon corps a été braqué et meurtri", une caissière raconte son angoisse devant les Assises de Côte-d'Or

Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne lundi 19 juin 2017 à 17:59

Le procès de deux braqueurs dijonnais de supérettes se poursuit devant la cour d'assises de la Côte-d'Or
Le procès de deux braqueurs dijonnais de supérettes se poursuit devant la cour d'assises de la Côte-d'Or © Radio France - Stéphanie Perenon

Devant la cour d'assises de la Côte-d'Or, le procès de deux frères accusés de braquages de supérettes se poursuit. Avec l'audition des parties civiles, qui racontent le traumatisme vécu et leurs difficultés à s'en remettre. Témoignages.

Le procès de deux frères dijonnais accusés de braquages de supérettes se poursuit devant les assises de la Côte-d'Or. Les faits remontent entre février et avril 2015, date de leur interpellation. Ils sont soupçonnés d'avoir commis 17 braquages en Côte-d'Or, en Saône-et-Loire, dans le Doubs et dans l'Aube. Comme la semaine passée, cette deuxième semaine d'audiences, permet à la cour de se pencher sur chaque braquage avec chaque jour des parties civiles qui viennent raconter leur angoisse et le traumatisme vécu.

→ Relire : Deux frères jugés par la Cour d'Assises de la Côte-d'or pour avoir braqué 17 supérettes

Ce lundi 19 juin, à la barre, les parties civiles viennent raconter le braquage du Leader Price près de Dole. C'était le 27 mars 2015. Pour la caissière qui travaillait ce jour-là, le traumatisme est encore très présent. Âgée d'une quarantaine d'années, elle raconte à la cour son angoisse quand "l'un des deux hommes a pointé le canon de son arme à feu sur ma tempe j'ai eu très peur". Dans un sanglot, elle poursuit, "son regard me hante, je lui ai dit : j'ai des enfants ne me tuez pas". Une peur qui ne l'a pas quittée raconte son avocate, Me Carole Marmet qui précise "depuis le braquage ma cliente est en arrêt maladie, cela fait deux qu'elle ne peut plus exercer sa profession".

"C'est un long chemin pour réparer mon corps, qui a été braqué et meurtri" - une caissière victime de l'un des braquages

Alors pour elle, comme pour beaucoup d'autres parties civiles, qui ont eu le courage de venir témoigner ou qui le font par l'intermédiaire d'une déposition, ce procès est très important. " Psychologiquement et psychiquement, ma cliente a été fracturée par ce qui s'est passé et aujourd'hui elle est toujours en reconstruction mais ça s'avère difficile" conclut Me Marmet.

Me Carole Marmet, avocate d'une caissière, victime de l'un des 17 braquages

Les auditions des parties civiles se poursuivent jusqu'à mercredi soir, avec l'examen des derniers faits.

Le procès est prévu jusqu'au 29 juin prochain.