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Faits divers – Justice
Dossier : Sécurité Routière : journée #TousResponsables mercredi 18 septembre

Journée spéciale "Sécurité routière" : "Quand on annonce un mort sur la route, on sait qu'on va briser une famille"

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

27 morts sur les routes des Deux-Sèvres depuis janvier. France Bleu et France 3 s'engagent dans une action de sensibilisation toute cette journée de mercredi 18 septembre. Témoignage d'un gendarme des Deux -Sèvres dont la mission est d'annoncer le décès aux proches de la victime.

Le lieutenant Hubert Lebreton, commandant de la communauté de brigades de Frontenay-Rohan-Rohan
Le lieutenant Hubert Lebreton, commandant de la communauté de brigades de Frontenay-Rohan-Rohan © Radio France - Noémie Guillotin

Frontenay-Rohan-Rohan, France

Le lieutenant Hubert Lebreton, commandant de la communauté de brigades de Frontenay-Rohan-Rohan a du métier dans la gendarmerie mais devoir annoncer à un mort sur la route c'est toujours "très difficile. On sait qu'on va briser une famille".

Le gendarme a déjà eu quatre accidents mortels dans son secteur du sud Deux-Sèvres depuis le début de l'année 2019 contre un seul en 2018. Dans le département les chiffres sont inquiétants, 27 tués depuis le début de l'année contre 19 en 2018 à la même période. L'été a été particulièrement meurtrier avec 13 tués. La vitesse est en cause dans la moitié des cas. La préfecture des Deux-Sèvres met en avant les dégradations de radars "qui ont décomplexé les comportements".

"Je rencontre le maire pour avoir un peu d'infos sur la famille, savoir s'il y a des enfants en bas âge ou des adolescents"

Quand un accident mortel se produit, le lieutenant Lebreton est en première ligne. "On doit informer la famille avec le maire". Après avoir identifié la victime avec certitude, "je rencontre le maire pour avoir un peu d'infos sur la famille, savoir s'il y a des enfants en bas âge ou des adolescents", raconte le gendarme. "Quand on sonne et que les gens voient un gendarme avec le maire en général ils comprennent très vite qu'il y a eu un drame. Ce sont les gens qui posent les questions 'qu'est-ce qu'il se passe ? il est arrivé quelque chose ?' On dit qu'il a eu un accident. On y va doucement, les gens demandent dans quel état il est et là on est obligés d'annoncer qu'il est décédé".

"Ça n'arrive pas qu'aux autres"

C'est particulièrement difficile quand les victimes sont jeunes. Hubert Lebreton a dû annoncer la mort "d'un jeune qui avait juste 18 ans, il avait son permis depuis peu donc c'était particulièrement difficile". Surtout que lui-même est père de famille. "On se met aussi à la place des familles donc on pèse nos mots. On essaie d'avoir une attitude professionnelle mais humaine aussi. Peut-être plus humaine que professionnelle d'ailleurs parce qu'ils n'y sont pour rien et on casse leur vie".

Alors le gendarme martèle : "Il faut bien prendre en compte message de prévention : attention à l'alcool et à la vitesse. Ça n'arrive pas qu'aux autres".

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