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Faits divers – Justice

Tentative d'empoisonnement de bébés dans une crèche à Neuilly-sur-Marne

vendredi 27 juillet 2018 à 13:38 Par Nathalie Doménégo, France Bleu Paris et France Bleu

Une femme aurait tenté d'empoisonner deux bébés de 9 et 16 mois dans la crèche d'un hôpital de Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, le mois dernier en introduisant des somnifères dans leurs biberons. Mise en examen, elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Tentative d'empoisonnement sur des bébés de la crèche de l'hôpital psychiatrique de Neuilly-sur-Marne
Tentative d'empoisonnement sur des bébés de la crèche de l'hôpital psychiatrique de Neuilly-sur-Marne © Maxppp -

Neuilly-sur-Marne, France

Une femme de ménage, âgée de 53 ans, aurait tenté d'empoisonner deux bébés de 9 et 16 mois dans la crèche du personnel de l'hôpital psychiatrique de Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis, le mois dernier en introduisant des somnifères dans leurs biberons. Elle a nié les faits lors de sa garde à vue le 18 juillet. 

Mise en examen, elle a été placée sous contrôle judiciaire et suspendue à titre conservatoire par l’hôpital. 

Embauchée dans l'établissement depuis six mois, elle s'était fait prescrire, le mois dernier, des calmants à base de benzodiazépines, molécule retrouvée dans le sang de ces deux enfants, aujourd'hui hors de danger.

L'enfant titubait après avoir bu son biberon - Sophie Albert, directrice de l'établissement

Le 9 juin dernier, la crèche appelle la mère d'un enfant de 16 mois pour lui conseiller de l'emmener aux urgences, explique Sophie Albert, la directrice de l'établissement. "Il présentait des signes étranges en marchant et titubait". Conduit à l'hôpital Necker, il est placé sous surveillance et les analyses révèlent des traces de benzodiazépines dans le sang. 

Croyant qu'il s'agit d'un accident, qu'un médicament est tombé négligemment au sol par exemple, la direction de la crèche alerte alors tous les personnels du site ainsi que les parents, leur demandant la plus grande vigilance. Mais deux semaines plus tard, les mêmes faits se reproduisent sur un nourrisson de 9 mois qui présentent des signes de somnolence anormaux. Les analyses de sang font le même constat : des traces de la même molécule apparaissent dans le corps de l'enfant.

Cette fois la direction porte plainte et saisit le procureur de la République. Sophie Albert saisit également une enquête interne et prend des règles draconiennes explique-t-elle : elle interdit aux parents d'entrer à l'intérieur de la crèche, préparation des biberons réduite à deux personnes, mise sous séquestre des biberons et du lait dans des lieux fermés à clé, et traçabilité de toutes les actions.

A l'issue d'un mois d'enquête, le 18 juillet 2018, l'un des membre du personnel est mis en examen. Une femme de ménage embauchée à temps complet dans la crèche. Elle s'était fait prescrire des calmants à base de benzodiazépines au moment des faits. En garde à vue, cette mère de famille n'a pas reconnu les faits. L'expert psychiatrique qui l'a examinée n'a pas décelé de pathologie particulière. Elle a été placée sous contrôle judiciaire et suspendue de ses fonctions à titre conservatoire par l'hôpital.