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Tentative de meurtre à Oloron-Sainte-Marie : "Aujourd'hui, elle a peur de tout"

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

En ce deuxième jour de procès aux assises de Pau, la victime et sa fille, parties civiles, ont témoigné. Elles racontent un quotidien bouleversé par cette agression au couteau il y a trois ans à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques).

Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau
Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau © Radio France - Daniel Corsand

Les parties civiles ont témoigné à leur tour ce mardi, deuxième jour de procès aux assises de Pau. Un migrant afghan de 26 ans est jugé pour "tentative de meurtre sur personne vulnérable" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Il est accusé d'avoir poignardé avec un couteau à plusieurs reprises sa voisine de palier, 79 ans à l'époque, le soir du 13 octobre 2017, puis s'est montré menaçant envers des gendarmes venus l'interpeller à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques). 

"J'aimerais qu'il assume ce qu'il a fait"

"Aujourd'hui, elle a peur de tout", raconte très émue Elizabeth, la fille de la victime. Depuis l'agression et son hospitalisation, sa mère, Marie-Céleste, vit chez elle. "Dès qu'elle est seule, elle s'enferme à clé et elle appelle sans arrêt", ajoute-t-elle. Un traumatisme qui perturbe aussi ses nuits, où elle "fait des cauchemars". Et qui mérite selon Elizabeth une "punition exemplaire". "J'ai envie de lui dire que c'est un lâche de s'attaquer à une vieille dame d'1,43 m", conclut-elle, car "si on le laisse sortir, il va recommencer". 

Dès qu'elle est seule, elle s'enferme à clé et elle appelle sans arrêt - Elizabeth, la fille de la victime 

En revanche, impossible pour la victime elle-même d'en parler. Elle dit seulement ne plus "avoir peur". Le seul souvenir qu'elle exprime à la barre : "J'ai été agressée chez moi, par des coups de couteau et je suis partie à l'hôpital". D'ailleurs, elle ne reconnaît pas l'accusé aujourd'hui, qui a la barbe et les cheveux plus longs qu'il y a trois ans. 

Les blessures détaillées 

La cour est également revenue ce mardi sur les blessures infligées à la victime, Marie-Céleste Gaston. Des photos de son visage en sang sont montrées, avec des entailles sur la joue, le sourcil et le cou. Ce genre de plaies, "au cou et au thorax, engagent directement le pronostic vital", précise le médecin légiste présent, et "elles entraînent des saignements abondants". 

Au total, vingt coups de couteau ont été dénombrés sur la victime mais l'accusé assure ne pas en avoir mis autant, "quatre ou cinq" seulement. 

Le verdict ce mercredi

Ce procès doit s'achever ce mercredi avec les réquisitions et le délibéré. L'accusé risque la réclusion criminelle à perpétuité. Lui assure qu'il "n'avait pas l'intention de tuer" la victime. 

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