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Tentative de meurtre à Oloron-Sainte-Marie : "Je n'avais pas l'intention de la tuer"

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Par , France Bleu Béarn Bigorre

Le premier jour de ce procès pour tentative de meurtre à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) en octobre 2017 s'est achevé aux assises de Pau ce lundi. La cour est notamment revenue sur la personnalité de l'accusé et sur une partie des faits.

La cour d'assises de Pau.
La cour d'assises de Pau. © Radio France - Suzanne Shojaei

"Je n'avais pas l'intention de la tuer" : ce sont presque les seules paroles que l'accusé a prononcé ce lundi, lors du premier jour de son procès aux assises de Pau ce lundi 30 novembre 2020. Un migrant afghan, âgé de 26 ans, comparait pour "tentative de meurtre sur une personne vulnérable" et "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Il y a trois ans, le soir du 13 octobre 2017, il aurait poignardé à plusieurs reprises sa voisine de palier, âgée de 79 ans à l'époque, sans raison apparente, puis aurait menacé des gendarmes appelés sur place. 

Deux agressions en une soirée 

Il va donc d'abord s'en prendre violemment à sa voisine. Il raconte "entrer chez elle pour chercher un couteau" car il est en colère contre ses colocataires qui l'insultent. Mais chez sa victime, il entend "des mauvaises paroles" et décide donc de l'attaquer. "Quatre ou cinq coups de couteau" selon lui mais beaucoup plus selon les médecins qui comptent une vingtaine de plaies au visage, à la gorge et aux bras. Quand elle est transportée par les secours, son pronostic vital est engagé et de très nombreuses traces de sang sont retrouvées dans son appartement. L'accusé se défend alors d'avoir tenté de la "tuer" et assure "que le couteau est parti tout seul". 

J'ai eu peur pour ma vie 

C'est ensuite face à des gendarmes qu'il se montre menaçant. Descendu dans la rue, il se retrouve face à plusieurs forces de l'ordre, appelés sur place. Une jeune gendarme, 20 ans à l'époque, raconte avoir vu "un homme foncer sur elle avec un couteau". Elle explique alors avoir cru "à un attentat" et avoir "eu peur pour [sa] vie". Elle s'est constituée, avec un collègue, partie civile dans cette affaire. 

Une personnalité "antisociale" 

Des experts se sont également succédés à la barre pour décrire la personnalité de l'accusé. Un homme "fragile", "triste", "morose", racontent-ils. Le psychiatre qui l'a rencontré considère qu'il est "antisocial". Une fragilité qui peut s'expliquer par son enfance difficile en Afghanistan puis en Iran, alors qu'il fuit la guerre. Son arrivée en Europe est également compliquée. 

Autre point relevé : son addiction très forte à l'alcool et au cannabis. Il dit en consommer des "quantités massives", jusqu'à un litre de vodka par exemple par jour, avec une vingtaine de joints. Mais il n'y en a quasiment aucune trace dans son corps au moment de l'agression. Ce n'est pas seulement ça qui explique selon ces experts son passage à l'acte. 

Le témoignage des victimes attendu ce mardi 

Lors du deuxième jour de ce procès, les victimes sont attendues à la barre pour raconter cette soirée. Le procès doit se terminer mercredi, le 2 décembre. 

Une demande de renvoi a été faite par l'avocate générale mais la présidente de la cour n'a pas encore statué sur ce point. Un médecin, dont le rapport fait partie du dossier, est absent car il est atteint du Covid-19. 

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