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Faits divers – Justice
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Territoire de Belfort : placés plus de dix jours, les enfants d'un gilet jaune ont été remis à leurs parents

La juge des enfants de Belfort a ordonné ce lundi la levée du placement provisoire des deux enfants d'un gilet jaune. Les fillettes, âgées de 3 et 5 ans, avaient été placées après la découverte, à leur domicile, de "conditions de vie constituant un danger pour leur santé".

Illustration gilets jaunes à Belfort.
Illustration gilets jaunes à Belfort. © Radio France - Manon Klein

Belfort, France

Deux fillettes âgées de 3 et 5 ans ont pu regagner leur domicile ce lundi, dans le Territoire de Belfort. Elles avaient été placées provisoirement le 24 avril dernier, après que les services sociaux et les policiers aient découvert qu'elles vivaient dans des conditions à la limite de "l'insalubrité". Au bout d'une douzaine de jours, la juge des enfants a ordonné la levée du placement.

L'affaire a pris une telle ampleur qu'elle a nécessité une mise au point de la justice, inhabituelle sur ce genre de sujets : ces fillettes sont les enfants d'un gilet jaune. Dans un communiqué, diffusé ce lundi, le procureur de la République de Belfort estime que certains acteurs du mouvement se sont saisis de cette situation "pour la présenter comme liée aux activités du père des enfants". En effet, sur les réseaux sociaux le père a rapidement été présenté comme un prisonnier politique à qui on arrachait ses deux enfants pour le faire taire, pour l'obliger à arrêter son engagement.

La sécurité des enfants de nouveau assurée

Dans son communiqué, le procureur de la République Eric Plantier explique que les services sociaux ont réalisé une visite au domicile de la famille en fin de semaine dernière. S'il persiste "une odeur désagréable", le logement a été nettoyé, rangé. Il n'y a plus de traces d'urine de chat sur le sol, plus d’excréments de chiens dans le couloir, plus de viande avariée dans le frigo

Deux "armes longues munies de viseurs, un sabre et d'une hache, à hauteur accessibles aux enfants par escalade du bureau" ont disparu. D'autre part les services sociaux ont estimé que "les parents étaient aimants, sensibles à la situation et mobilisés".

Les parents ont reconnu leurs torts

Toujours selon le procureur de la République de Belfort, le père des fillettes a reconnu que "c'était le bordel", mais que ce n'était pas toujours le cas, que lui et son épouse avaient sûrement "des trucs à se reprocher". Le père de famille se serait ainsi rendu compte que l'état du logement n'était pas compatible avec l'accueil d'enfants. "On s'est un peu laissés aller ces derniers temps" explique le papa gilet jaune. La maman, elle, était un peu "déprimée" en ce moment, sans travail. 

La famille suivie pendant six mois

Si le couple récupère ses deux petites filles, elles vont toutefois continuer à faire l'objet d'un suivi pendant six mois: la cadette, par exemple, qui va avoir 4 ans présente un "léger retard de langage". 

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