Faits divers – Justice

Terrorisme: un "combat commun pour une Europe démocratique, libre et ouverte"

Par Anja Vogel, France Bleu vendredi 21 avril 2017 à 19:41

Après l'attaque terroriste sur les Champs-Elysées
Après l'attaque terroriste sur les Champs-Elysées © Maxppp - Ian Langsdon

L'attaque terroriste sur les Champs-Elysées, à trois jours du premier tour de l'élection présidentielle, a bouleversé la fin de la campagne électorale, suscité des messages de solidarité dans le monde entier. Et souligné la nécessité d'une coopération renforcée dans cette lutte commune.

Comme après chaque attentat, les dirigeants européens ont immédiatement exprimé leur émotion, leurs condoléances et leur solidarité. Mais hier soir, c'est le président américain qui a été le premier à réagir, alors que les circonstances de la fusillade étaient encore floues. "Cela ne s'arrête tout simplement jamais", a souligné Donald Trump, au cours d'une conférence de presse commune avec le président du Conseil italien Paolo Gentiloni. Tout en appelant à être "forts et vigilants", les deux hommes ont noté qu'à trois jours du premier tour, le moment était particulièrement délicat.

"Un gros effet sur l'élection présidentielle" selon Donald Trump

Ce qui a d'ailleurs fait dire quelques heures plus tard au président américain que l'impact sur la présidentielle serait important. Ce dont les experts ne sont absolument pas convaincus: ils rappellent qu'en 2012 l'affaire Mohamed Merah, qui avait assassiné trois militaires à Toulouse et à Montauban, n'avait pas pas eu l'effet prédit en bénéfice de voix pour Nicolas Sarkozy, et qu'il est difficile dans une présidentielle marquée par une si grande incertitude de savoir dans quelle mesure cela fera bouger les lignes ou resserrer les écarts. Les autres dirigeants ont préféré exprimer simplement leur solidarité, y compris avec les forces de l'ordre: c'est le cas du président du Parlement européen Antonio Tajani. La chancelière allemande Angela Merkel a présenté ses condoléances au président Hollande. Nous partageons la douleur du peuple français a déclaré le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy.

Policiers tués, voiture et camions-bélier

Condamnation aussi de la première ministre britannique Theresa May: on se souvient de l'attaque mortelle contre un policier devant le Parlement à Londres. C'était il y a un mois, le 22 mars: cette voiture lancée sur le trottoir du pont de Westminster par un britannique de 52 ans converti à l'islam, qui poignarde à mort le policier, avant d'être lui même abattu. A Berlin comme à Nice, ce sont des camions bélier qui a foncé sur la foule. Même chose à Stockholm: c'était le dernier attentat en date en Europe. Aujourd'hui le président de la Commission Jean-Claude Juncker salue "la détermination sans faille dont les autorités et la nation française font preuve depuis plus de deux ans dans notre combat commun contre le terrorisme à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Union". Avant de conclure: "Ensemble nous continuons à défendre nos valeurs pour une Europe démocratique, libre et ouverte".

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