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Faits divers – Justice

Thalys : Jean-Hugues Anglade met en cause le comportement du personnel, un contrôleur et la direction démentent

samedi 22 août 2015 à 17:07 - Mis à jour le dimanche 23 août 2015 à 22:57 Par Germain Arrigoni, France Bleu Nord

L'acteur Jean-Hugues Anglade, l'un des passagers piégés dans le train Amsterdam-Paris vendredi avec l'agresseur armé, a accusé les agents du Thalys de s'être enfermés dans la voiture motrice puis d'avoir refusé de leur ouvrir la porte. Une version démentie par la direction de la société et que ne comprend pas l'un des contrôleurs.

L'acteur Jean-Hugues Anglade
L'acteur Jean-Hugues Anglade © Maxppp

Il était l'un des passagers à bord du Thalys où un carnage a été évité vendredi. Et une fois le tireur maîtrisé, Jean-Hugues Anglade accuse le personnel d'avoir refusé d'aider les passagers. 

"Abandon inhumain"

"Nous avons entendu des passagers hurler en anglais: "Il tire ! Il tire ! Il a une kalachnikov ! J'étais avec mes deux enfants et ma compagne, autour de nous, il y avait une quinzaine de passagers", a raconté l'acteur à l'hebdomadaire Paris-Match

"Tout à coup, des membres du personnel navigant ont couru dans le couloir, le dos courbé. Leurs visages étaient blêmes. Ils se dirigeaient vers la motrice, leur wagon de travail. Ils l'ont ouvert avec une clef spéciale, puis se sont enfermés à l'intérieur. Le tireur était à quelques dizaines de mètres de nous, dans le wagon numéro 12", a-t-il ajouté. 

"Dos au mur. Collés les uns aux autres contre la porte métallique de la motrice. Nous tapions dessus, nous criions pour que le personnel nous laisse entrer, nous hurlions 'Ouvrez !' On voulait qu'ils réagissent ! En vain... Personne ne nous a répondu. Silence radio", a-t-il accusé. 

"Cet abandon, cette détresse, cette solitude, c'était terrible et insupportable ! C'était, pour nous, inhumain. Les minutes paraissaient des heures. J'ai protégé de tout mon corps mes enfants, leur répétant en boucle que tout allait bien". "Puis, un jeune homme, Anthony Sadler, a accouru dans notre voiture, criant que le tireur était maîtrisé par des soldats américains en permission, que tout allait bien". 

Un contrôleur du train et Thalys démentent

L'un des contrôleurs du Thalys Amsterdam-Paris a expliqué dimanche sur France Info ne pas comprendre les critiques de l'acteur et a affirmé s'être "empressé" de tirer le signal d'alarme et d'avertir les secours. 

La directrice de Thalys, Agnès Ogier, a affirmé samedi que les agents de la rame où s'est déroulée l'attaque armée, avaient alerté le conducteur, et que l'un d'eux s'était réfugié avec plusieurs passagers.

"Un agent a senti une balle le frôler. Il est parti, avec cinq ou six voyageurs, se réfugier dans le 'fourgon'", un espace en bout de rame, dans lequel peuvent être rangés des bagages, et qui s'ouvre avec une clé spéciale, a raconté à l'AFP Agnès Ogier, après s'être entretenue avec les agents.

Ce train manager - nom donné au personnel naviguant chez Thalys - "a tiré le signal d'alarme qui se trouve dans le fourgon (...). Puis, lorsque le train s'est arrêté, il est sorti pour aller alerter la rame de tête et le conducteur", a-t-elle continué. Lorsque le train s'est arrêté, l'agresseur avait été maîtrisé par des passagers. Il a alors redémarré, et a été dérouté vers Arras, où l'homme a été interpellé.  

Pepy rencontre Anglade

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a annoncé à l'AFP qu'il allait rencontrer dimanche l'acteur Jean-Hugues Anglade. "J'ai proposé de rencontrer M. Anglade, qui a dit oui", a déclaré le patron de la compagnie ferroviaire: "Je comprends l'émotion, les témoignages, mais pour pouvoir conclure, il faut se donner le temps d'entendre tout le monde". 

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