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Faits divers – Justice

Théo, blessé à Aulnay en 2017 sort libre de sa garde à vue pour escroquerie, un de ses frères présenté à un juge

mardi 5 juin 2018 à 8:52 - Mis à jour le mardi 5 juin 2018 à 10:59 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Paris et France Bleu

Placé en garde à vue pour escroquerie mardi avec cinq de ses proches, le jeune Théo, blessé en 2017 à Aulnay-sous-Bois lors d'une interpellation musclée a été relâché ce mercredi. L'un de ses frères a été déféré, il sera présenté à un juge d'instruction jeudi.

Théo Luhaka, en octobre 2017 lors d'un rassemblement au tribunal de Bobigny.
Théo Luhaka, en octobre 2017 lors d'un rassemblement au tribunal de Bobigny. © Maxppp - Julien Mattia/Le Pictorium/MAXPPP

Ils sont soupçonnés d'avoir détourné des centaines de milliers d'euros via des associations : Théo Luhaka, qui avait été grièvement blessé en 2017 à Aulnay-sous-Bois lors d'un interpellation musclée, a été relâché ce mercredi. Il avait été placé en garde à vue avec cinq proches pour escroquerie.

L'un de ses frères, ancien gérant de la société "Aulnay Events", a été déféré ce mercredi soir. Il va passer la nuit en prison et sera présenté demain à un juge d'instruction. Les autres gardés à vue ont été laissés libres, pour le moment.

Des soupçons d'escroquerie aux aides de l'État 

D'après le journal Le Parisien, ils sont soupçonnés d’escroquerie aux aides d’État. D'après le quotidien, les membres de la famille ont été interpellés mardi matin vers six heures,  et placés en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte contre X pour escroquerie en bande organisée, abus de confiance, blanchiment, faux, usage de faux et travail dissimulé. Ils sont soupçonnés d'avoir détourné des subventions publiques. 

Des emplois aidés fantômes ? 

L'enquête a débuté après un signalement en 2015 de l'Inspection du travail concernant une association de médiation, "Aulnay Events", présidée par un frère de Théo et basée à Aulnay-sous-Bois. Une deuxième association, domiciliée dans le XVIIIe arrondissement de Paris a également fait l'objet d'un signalement, en avril 2017. Les inspecteurs du travail ont relevé des irrégularités sur l'utilisation de subventions pour l'embauche de contrats aidés notamment. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces emplois et sur des versements à destination des membres de la famille, dont Théo, selon une autre source proche de l'affaire. Les sommes engagées pourraient s'élever à des centaines de milliers d'euros.

Cette procédure "n'a aucun lien avec les faits dont j'ai été victime" - Théo 

Le frère de Théo s'était défendu dans Le Parisien d'avoir employé des salariés fantômes. Il affirme avoir recruté en CDI plus de 30 salariés pour assurer les activités d'"Aulnay Events", dont des membres de sa famille. Cette procédure "n'a aucun lien avec les faits dont j'ai été victime", avait de son côté déclaré Théo à L'Obs en juin 2017, ajoutant: "Pour ce qui concerne mon frère, c'est à lui d'en répondre". 

Une enquête préliminaire avait été ouverte en juin 2016, soit plusieurs mois avant l’interpellation violente de Théo, qui avait connu un très fort retentissement.