Faits divers – Justice

Tir de flashball à Nantes : "L'état est responsable à 70%", dit le rapporteur public du tribunal administratif

Par Pascale Boucherie, France Bleu Loire Océan et France Bleu vendredi 21 octobre 2016 à 12:36

Pierre Douillard devant le palais de justice de Nantes, en 2012 lors du procès qui avait innocenté le policier suspecté de l'avoir blessé avec un LBD (lanceur de balles de défense)
Pierre Douillard devant le palais de justice de Nantes, en 2012 lors du procès qui avait innocenté le policier suspecté de l'avoir blessé avec un LBD (lanceur de balles de défense) © Maxppp -

Dans l'affaire Pierre Douillard, le rapporteur public du tribunal administratif de Nantes reconnaît la responsabilité de l'Etat. En 2007, ce Nantais avait perdu l'usage d'un œil après un tir de LBD (lanceur de balles de défense). Le tribunal rendra sa décision le 25 novembre.

C'est un rebondissement dans l'affaire Pierre Douillard, ce jeune Nantais qui a perdu l'usage de son œil après un tir de lanceur de balles de défense. Le rapporteur public du tribunal administratif de Nantes reconnaît la responsabilité de l'état. En 2007, ce lycéen alors âgé de 16 ans avait perdu l'usage d'un œil après un tir de LBD (lanceur de balles de défense, sorte de flashball) lors d'une manifestation devant le rectorat de Nantes.

Le rapporteur public estime toutefois que les torts sont partagés. L'état est responsable selon lui à 70%, et Pierre Douillard à 30%. Le rapporteur estime le montant du préjudice à verser à la victime de l'ordre de 67 200 euros.

C'est intéressant que le rapporteur public reconnaisse la responsabilité de l'état, surtout dans le contexte de surenchère sécuritaire actuel- Pierre Douillard

A la sortie de l'audience ce vendredi midi, le jeune homme, aujourd'hui âgé de 25 ans, reste prudent. Il attend la décision finale le 25 novembre prochain. Il souligne toutefois que "c'est une première pour une blessure en manifestation et pour un LBD".

Le policer suspecté d'avoir fait usage de son LBD sur Pierre Douillard a été relaxé, aussi bien à l'issue du procès en correctionnel qui s'était tenu à Nantes en 2012, qu'à l'issue du procès en appel qui s'était déroulé à Rennes en 2013.

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