Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Tirs dans un Thalys : le suspect formellement identifié, la piste islamiste radicale privilégiée

samedi 22 août 2015 à 15:35 - Mis à jour le samedi 22 août 2015 à 20:50 Par Germain Arrigoni, France Bleu Nord

Les enquêteurs interrogeaient samedi l'homme, signalé comme islamiste radical, maîtrisé par des passagers, dont des militaires américains en vacances, alors qu'il s'apprêtait apparemment à ouvrir le feu vendredi dans un train Amsterdam-Paris. La SNCF a annoncé mettre en place "un numéro national de signalement des situations anormales" dans les gares et les trains.

Un homme a ouvert le feu dans un Thalys
Un homme a ouvert le feu dans un Thalys © Reuters

Il est soupçonné d'appartenir à "la mouvance islamiste radicale". Le suspect lourdement armé qui a failli faire un carnage vendredi à bord d'un train Thalys Amsterdam-Paris a été formellement identifié samedi en début de soirée.

Voyage en Syrie en 2014 

Il s'agit d'un ressortissant marocain de bientôt 26 ans. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a précisé qu'il avait été "signalé par les autorités espagnoles aux services de renseignement français en février 2014 du fait de son appartenance à la mouvance islamiste radicale". "Ce signalement a aussitôt conduit la DGSI à émettre une fiche "S" à l'encontre de cette personne, afin de pouvoir le repérer dans le cas de son éventuelle venue sur le territoire national".

Selon les services de lutte antiterroriste espagnols, le suspect avait voyagé en Syrie en février 2014  depuis la France avant de revenir sur le territoire français. 

 

Neutralisé par deux Américains

Les premières investigations ont permis de découvrir l'arsenal dont disposait l'agresseur, composé en outre d'un fusil d'assaut Kalachnikov et de neuf chargeurs garnis , d'un pistolet automatique Luger et d'un chargeur 9 mm, et d'un cutter.

Un voyageur français "voulant accéder aux toilettes de la voiture 12 s'est trouvé face à un individu porteur d'un fusil d'assaut kalachnikov en bandoulière". Il est "intervenu en premier pour maîtriser l'agresseur" (...) il a tenté courageusement de le maîtriser avant que l'agresseur ne tire plusieurs coups de feu", a précisé Bernard Cazeneuve.

Interviennent alors "deux passagers américains" qui "sont parvenus à maîtriser le tireur, à l'immobiliser au sol et à écarter son armement. "Dans la lutte, l'un des deux Américains a été blessé à coups de cutter, un des tirs atteignait un autre passager installé sur son siège, de nationalité franco-américaine". 

Le blessé par balle a été touché au niveau du thorax/épaule. Il a été héliporté à Lille vendredi soir. L'autre, blessé au cutter au cou et à la main, a été opéré "avec succès". Ce militaire américain voyageait avec un groupe d'amis américains, dont deux ont livré le récit de l'intervention aux télévisions, au côté d'un consultant britannique.

Numéro national mis en place

La SNCF va par ailleurs "renforcer le nombre et la visibilité des messages de vigilance dans les gares", a indiqué dans un communiqué le Premier ministre, qui s'est entretenu dans la journée avec le président de la SNCF, Guillaume Pépy.Manuel Valls a annoncé que la SNCF allait, après les tirs dans un Thalys, "mettre en place un numéro national de signalement des situations anormales" dans les gares et les trains.La SNCF va par ailleurs "renforcer le nombre et la visibilité des messages de vigilance dans les gares", a indiqué dans un communiqué le Premier ministre, qui s'est entretenu dans la journée avec le président de la SNCF, Guillaume Pépy.

De son côté, le gouvernement belge a décidé samedi de renforcer les mesures de sécurité dans les trains et les gares du pays, après cette attaque.