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Tirs de mortiers dans la Drôme et en Isère : la justice poursuivra les auteurs "avec la plus grande fermeté"

Depuis des semaines, et encore plus depuis le confinement, les forces de l'ordre sont visées par des tirs de mortiers d'artifice en Drôme et en Isère. Le procureur général de Grenoble Jacques Dallest engage les parquets à poursuivre les auteurs de ces tirs avec "la plus grande fermeté".

Tirs de mortiers (photo d'illustration)
Tirs de mortiers (photo d'illustration) © Maxppp - Jean Pierre Nguyen Van Hai-Barbi

Jacques Dallest, le procureur général près la cour d'appel de Grenoble, rappelle d'abord que des tirs de mortiers sur la voie publique sont sévèrement punis par le code pénal parce qu'ils sont considérés comme "des violences avec armes" qui peuvent causer des blessures. La loi réprime encore plus sévèrement ces tirs,  s'ils atteignent, plus ou moins gravement, des personnes clairement identifiables comme dépositaires de la force publique

"Les parquets concernés engageront des poursuites pénales empreintes de la plus grande fermeté à l'encontre des auteurs de ces méfaits", annonce le magistrat grenoblois avant de préciser les peines encourues par ceux visent la police ou la gendarmerie avec des fumigènes, feux d'artifices ou tirs de mortiers, comme cela se voit très régulièrement à Grenoble, Échirolles, ou samedi soir à l'Isle d'Abeau, et même dans la Drôme, touchée également :

Le procureur général près la cour d'appel de Grenoble Jacques Dallest

- 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende, même si personne n'a été blessé ou si les blessures n'entrainent pas une incapacité de travail supérieure à 8 jours, car viser les forces de l'ordre est une circonstance aggravante.

- 5 ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende s'il y a une deuxième circonstance aggravante comme le fait d'agir en groupe, avec préméditation ou guet-apens, ou en dissimulant son visage. 

- 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende s'il y a 3 circonstances aggravantes.

Les peines peuvent même atteindre 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros si les blessures entraînent une incapacité de travail supérieure à 8 jours avec 3 circonstances aggravantes

Pour tenter de mettre fin à ces tirs de mortiers, presque quotidiens dans certains quartiers de l'agglomération grenobloise, le maire d'Échirolles a demandé des renforts de police nationale, et le Préfet de l'Isère a pris un arrêté pour interdire la vente et l'usage des feux d'artifices, pétards, fumigènes et mortiers. Lionel Beffre attend maintenant de la police qu'elle "fasse le travail pour interpeller ces voyous à Échirolles comme ailleurs".

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