Faits divers – Justice

Tirs à La Ciotat : des policiers marseillais sur place et le maire à l'abri

Par Gabriel Massenot, France Bleu Provence et France Bleu mercredi 30 décembre 2015 à 19:06 Mis à jour le jeudi 31 décembre 2015 à 10:40

La porte d'entrée de la Mairie touchée par des tirs de gros calibre
La porte d'entrée de la Mairie touchée par des tirs de gros calibre © Radio France - Marie-Christine Lauriol

Les enquêteurs mettent les bouchées doubles ce jeudi pour tenter d'interpeller les deux malfaiteurs soupçonnés d'avoir tiré au fusil de chasse sur la mairie de La Ciotat. Car l'ultimatum qu'ils ont fixé au maire de la commune en le menaçant de mort expire le soir du réveillon.

Le maire de la Ciotat, Patrick Boré, réclamait des renforts de police : il les a obtenus. Désormais une cellule de policiers travaille à temps complet sur cette affaire. Grâce à ses logiciels informatiques sophistiqués, elle décortique et améliore les images des caméras de vidéo surveillance de la Ciotat, qui ont capté les va-et-viens des deux malfaiteurs présumés.

Quatre actes d'intimidations en moins de deux semaines

Ils ont besoin d'indices, car pour le moment les policiers ne savent pas qui se cache derrière ces agressions à répétition : des menaces de mort contre le maire et sa femme le 18 décembre, le mitraillage du domicile et de la voiture de l'adjoint en charge de l'environnement 48 heures plus tard et puis, cette semaine, des tirs contre la mairie et contre l'hôtel du même adjoint. Quatre attaques en moins de quinze jours, dont trois armées.

Pour le moment, ces deux agresseurs n'ont pas été identifiés. Un enquêteur

Le maire a quitté la Ciotat

Patrick Boré, Maire de la Ciotat depuis 2001, lors de sa conférence de presse - Radio France
Patrick Boré, Maire de la Ciotat depuis 2001, lors de sa conférence de presse © Radio France - Gabriel Massenot

Patrick Boré n'attendra pas tranquillement la fin de l'ultimatum dans son salon : l'élu est parti pour quelques jours de vacances, dans un lieu tenu secret.

Information judiciaire et spécialistes du "flag"

Un juge d'instruction est désormais saisi de l'affaire : une information judiciaire à été ouverte mardi soir pour "menaces de mort sous conditions" et "destruction de biens publics par arme à feu". Des équipages de la BAC de Marseille ont également été envoyés sur place, ils sont habitués aux interpellations à risques avec des individus armés.

Patrouilles d'habitants pour défendre le Maire

Car certains Ciotadens se sont proposés pour patrouiller la nuit dans le centre-ville (les attaques ont toujours lieu entre 2h et 4h du matin) mais Patrick Boré le déconseille car il craint cette "justice populaire qui peut dégénérer". Tirer sur le premier suspect venu par exemple, comme l'explique Marie, assistante commerciale à La Ciotat.

Marie ne croit pas à l'efficacité de patrouilles "civiles"

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