Éducation

"Touche pas à mes options" : le lycée Max Linder à Libourne ne veut pas qu'on supprime les arts

Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Gironde vendredi 29 janvier 2016 à 20:42

Protestation des élèves ce jeudi matin au lycée Max Linder à Libourne
Protestation des élèves ce jeudi matin au lycée Max Linder à Libourne © Radio France - Pauline Pennanec'h

Le lycée Max Linder s'est mobilisé ce jeudi à Libourne. Les élèves et professeurs de l'établissement protestent contre la baisse de dotation horaire accordée au lycée. Les options cinéma et arts plastiques pourraient en pâtir, et fermer à la rentrée 2016.

Sur son sac à dos, Théo a affiché leur slogan : "Touche pas à mes options". Pour l'élève de terminale en spécialité Arts Plastiques,  c'est l'incompréhension : "Il y a 1 an, après les attentats de Charlie Hebdo, on entendait partout qu'il fallait défendre la liberté d'expression, de pensée. Et un an après, on nous coupe l'herbe sous le pied". 

Le rectorat a annoncé l'arrêt pur et simple des subventions pour les options artistiques. En signe de protestation, les élèves affichent des banderoles aux barreaux de l'établissement.

"Sans éduciation artistique je suis infirme" ont écrit les élèves - Radio France
"Sans éduciation artistique je suis infirme" ont écrit les élèves © Radio France - Pauline Pennanec'h

Gabriel a beau être en terminale, il s'inquiète pour ses successeurs : "Ça nous fait mal de savoir que plus personne ne pourra faire la spécialité dans le lycée. Ça peut aussi être handicapant pour les études après le lycée, pour les accès aux facs d'arts plastiques" dit-il.

C'est triste de mettre fin à quelque chose qui avait une renommée

— Gabriel, élève en terminale spécialité arts plastiques

280 élèves concernés

En arts plastiques ils sont 200 élèves. Ceux qui étudient le cinéma sont 80. Cela équivaut à dix-huit heures de cours pour les deux professeurs. Elizabeth Rodhas enseigne le cinéma : "On a peur d'un choix de société qui fait qu'on préfère des jeunes cons plutôt que des jeunes qui réfléchissent, et ça, ça nous inquiète beaucoup. Qu'ils nous rendent nos dix-huit heures, c'est pas grand chose !" explique la professeur qui n'acceptera pas de compromis.

La discussion doit se poursuivre d'après Florent Boudié. Le député de Gironde doit évaluer les difficultés de l'établissement. 

Des difficultés qu'il a déjà évalué au lycée Sainte-Foy-La-Grande, qui souffrait lui aussi d'une baisse de dotations. Pour ce lycée, les arts plastiques, sport et musique seront maintenus à la rentrée prochaine.

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