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Faits divers – Justice

"Toujours le même problème, les soucis d'effectif" : réaction d'un policier manceau après le coup de feu au tribunal

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Par , France Bleu Maine, France Bleu Mayenne

Le secrétaire régional du syndicat France Police, Julien Bernard, réagit suite au coup de feu tiré par un prévenu avec l'arme de service d'un policier, au sein du tribunal du Mans, mercredi 4 août.

Un coup de feu a été tiré dans le tribunal du Mans, mercredi 4 août, vers 17h. (image d'illustration)
Un coup de feu a été tiré dans le tribunal du Mans, mercredi 4 août, vers 17h. (image d'illustration) © Maxppp - Joel Le Gall

Le Mans, France

Le prévenu, qui a tiré un coup de feu au tribunal du Mans, ce mardi, vers 17h, était escorté par deux policiers. C'est la procédure, mais ce n'est pas suffisant, pour France Police, qui représente un quart des policiers manceaux. "Deux pour escorter une personne, c'est moins confortable que trois", souligne le secrétaire départemental du syndicat, Julien Bernard, basé au commissariat du Mans. "Forcément, il y a plus de risques." 

Le détenu a tiré avec l'arme du policier, dans son étui

L'homme âgé de 55 ans, connu des services de police, allait être déféré devant le Paquet du Mans pour des faits d'agression sexuelle sur mineur. Il n'était pas menotté pour respecter la présomption d'innocence. Il a glissé sa main dans l'étui de l'arme de service d'un des deux policiers qui l'escortaient. Un étui fourni aux forces de l'ordre par l'Etat, qui était verrouillé. "Il n'y a pas eu de faute de la part du policier", précise la procureure de Laval, en charge de l'enquête. Le tir est parti à travers l'étui. La balle a frôlé une greffière, avant de s'encastrer dans un mur. Il n'y a pas eu de blessé.

Une question se pose : comment a-t-il réussi à effectuer la "double manipulation" nécessaire pour activer l'arme automatique dans l'étui fermé ? Le service de police judiciaire régional d'Angers tente d'y répondre en interrogeant le tireur, les policiers et les témoins de l'incident. Pour Julien Bernard, de France Police, c'est "toujours le même problème, les soucis d'effectif".

"On ne saute pas sur quelqu'un sans faire attention à l'environnement"

Le secrétaire régional du syndicat trouve qu'il est difficile de "maîtriser quelqu'un, en faisant attention à son intégrité physique", sans "le blesser plus que mesure" et en prenant en compte les personnes qui l'entoure. "On ne saute pas sur quelqu'un sans faire attention à l'environnement", ajoute-t-il. Autre paramètre : la force décuplée du prévenu désespéré ou en colère

"Il peut être dans un état particulier. Ce n'est pas évident pour les collègues d'intervenir en sécurité." 

Pour lutter contre l'insécurité des policiers, Julien Bernard aimerait que les effectifs soient revus à la hausse. Un souhait qu'il partage avec le maire du Mans, Stéphane Le Foll. Dans une lettre, datée du 3 septembre, il demande à Christophe Castaner de respecter sa promesse d'envoyer sept policiers en renfort dans la métropole. Un engagement que le ministre de l'Intérieur a pris lors de l'inauguration du nouvel hôtel de police de la ville, au mois de juin.

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