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Faits divers – Justice

Toulouse : 32 ans après le meurtre de Martine Escadeillas, un suspect mis en examen

Un homme de 55 ans a été mis en examen pour homicide volontaire dans l'affaire du meurtre de Martine Escadeillas. Interpellé le mardi 22 janvier 2019, le suspect a reconnu son implication lors de sa garde à vue puis s'est rétracté devant le juge d'instruction.

Le procureur de Toulouse, Dominique Alzéari, et le colonel de la section de recherche à Toulouse, Philippe Coué, lors du point presse le vendredi 25 janvier 2019
Le procureur de Toulouse, Dominique Alzéari, et le colonel de la section de recherche à Toulouse, Philippe Coué, lors du point presse le vendredi 25 janvier 2019 © Radio France - Simon Cardona

Toulouse, France

Le procureur de Toulouse Dominique Alzéari a annoncé ce vendredi 25 janvier la mise en examen d'un homme pour homicide volontaire dans l'affaire du meurtre de Martine Escadeillas en 1986. Le suspect a été arrêté mardi 22 janvier en Isère. En garde à vue, l'homme a reconnu son implication dans l'affaire. Puis, sur conseil de ses avocats, il s'est rétracté lors de sa présentation devant un juge d'instruction le jeudi 25 janvier.

Une déclaration d'amour qui aurait mal tourné

Lors de sa garde à vue, le mis en examen, un homme de 55 ans, a déclaré s'être rendu au domicile de Martine Escadeillas le lundi 8 décembre 1986, jour de sa disparition. "Chaque mot compte, tient à préciser Dominique Alzéari. Nous n'avons pas d'aveux circonstanciés. Nous avons un individu qui explique qu'il connaissait la victime, qu'il s'est rendu chez elle lors des faits. Qu'une dispute violente l'a opposée à la victime. Que cette dernière a tenté de fuir." 

Le suspect a expliqué qu'il a retrouvé Martine Escadeillas morte en bas d'un escalier, que son corps a été déposé dans une cave. "À partir de là, c'est la confusion totale sur ce qu'il a fait, et sur ce qu'il est advenu du corps, précise le procureur de la République. Il semblerait qu'il ait voulu déclarer sa flamme, qu'il ait été violemment éconduit et qu'à ce moment-là, il y ait eu cette réaction terrible qui va amener jusqu'au drame". Mais à aucun moment, le suspect reconnait avoir tué la jeune femme.

Assisté de ses avocats, le mis en examen a rendez-vous avec le juge des libertés et de la détention (JLD) lundi 28 janvier, puis il devra de nouveau se présenter devant le juge d'instruction 1er février. Lors de ces deux rendez-vous, il pourra passer aux aveux ou garder le silence.

"Ils ne crient pas victoire" - Maitre Frédéric David

La famille de Martine Escadeillas souhaite rester prudente, conseillée par Maitre Frédéric David depuis 2016 : "On est loin d'avoir résolu l'affaire. Le mis en examen n'a jamais dit qu'il avait tué Martine. Pour l'heure, la présomption d'innocence doit fonctionner et peut-être devrons-nous admettre qu'il ne l'a pas tué."

"En 32 ans, on leur a maintes fois expliqué qu'il y avait eu des avancées. Mais les portes se sont à chaque fois fermées, explique l'avocat de la famille Escadeillas. Ils sont dans un chagrin impossible à résoudre puisqu'ils n'ont jamais pu faire leur deuil. Ils ont une telle peur d'être déçus et de repartir dans le néant comme les 32 ans qu'ils viennent de parcourir."

32 ans d'enquête, trois informations judiciaires

Ouverte une première fois en décembre 1986, l'enquête avait été non élucidée et clôturée en 1989. En mars 1996, le dossier est rouvert jusqu'en 2008. En 2016, une amie de la victime envoie un courrier au parquet pour faire part de ses soupçons autour d'un proche de Martine. La justice ouvre une troisième information judiciaire. Le mardi 22 janvier 2019, les autorités interpellent en Isère un homme âgé de 55 ans, qui ne proteste pas lors de son arrestation.