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Toulouse : le parquet requiert la fermeture de l'école Al Badr et de la prison avec sursis contre son directeur

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Par , , France Bleu Occitanie, France Bleu
Toulouse, France

Le parquet requiert une peine de 4 mois de prison avec sursis et la fermeture de l'établissement contre le directeur de l'école musulmane Al-Badr du quartier Bellefontaine à Toulouse. L'homme comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel. Jugement mis en délibéré au 15 décembre

Abdelfattah Rahhaoui directeur de l'école  Al BAdr
Abdelfattah Rahhaoui directeur de l'école Al BAdr © Radio France - vanessa marguet

Abdelfattah Rahhaoui comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour avoir ouvert une école musulmane sans autorisation et avoir maintenu son activité malgré une mise en demeure de l'Education Nationale. Créée en 2013, l'école Al-Badr située dans le quartier Bellefontaine, accueille une centaine d'enfants de la maternelle au CM2.

Convoqué pour la non-conformité des enseignements prodigués dans son établissement par rapport à ce qu'exige l'Education Nationale, et ce malgré plusieurs mises en demeure, le directeur comparaissait également pour des violences sur deux élèves (gifle) et pour l'ouverture illégale de classes de collège dans cette école. Autant de faits qu'Abdelfattah Rahhaoui nie formellement, il crie à l'acharnement administratif.

Plusieurs contrôles de l'Education Nationale

L'été dernier les services de l'Education Nationale ont écrit aux parents dont les enfants fréquentent l'école pour les inviter à les inscrire ailleurs. Malgré tout l'école est restée ouverte à la rentrée et compte aujourd'hui 54 élèves en primaire et 40 en maternelle. Selon les rapports de l'inspection académique qui a mené plusieurs contrôles depuis trois ans, l'enseignement comporte trop d'heures d'apprentissage de la langue arabe et de cours sur le Coran au détriment de matières comme l'histoire et les sciences.

"C'est un acharnement, tout est faux !" — Abdelfattah Rahhaoui

Le directeur de l'école Al-Badr nie tous les faits qui lui sont reprochés. L'enseignement de la langue arabe et du Coran ne représentent que sept heures sur les vingt-six heures de cours hebdomadaires affirme-t-il. "Il vaut mieux enseigner un peu le Coran pour le comprendre et éviter les mauvaises interprétations des textes et le radicalisme... tous ceux qui ont rejoint Daesh viennent de l'école publique, les écoles islamiques sont un rempart contre le fondamentalisme".

A l'issue d'une audience de plusieurs heures, le parquet a requis quatre mois de prison avec sursis, 5000 euros d'amende et une interdiction de diriger un établissement scolaire contre Abdelfattah Rahhaoui déjà condamné en 2010 pour ouverture illégale d'un établissement scolaire. La justice demande également la fermeture de l'école. Trois mois de prison avec sursis ont également été requis pour les violences et 3000 d'amende pour ouverture illégale de classe de collège. Le jugement a été mis en délibéré au 15 décembre prochain.

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