Faits divers – Justice

Toulouse : piégée par une mini caméra, une nounou écrouée pour violence

Par Jean-Marc Perez, France Bleu Toulouse et France Bleu lundi 12 décembre 2016 à 7:29

Hôtel de police de Toulouse
Hôtel de police de Toulouse © Radio France - Jean Saint Marc

Une femme a été mise en examen et écrouée en fin de semaine dernière pour violences volontaires habituelles sur mineur de 15 ans. Elle est soupçonnée d'avoir frappé à plusieurs reprise la petite fille qu'elle gardait. Elle a été piégée par les parents de l'enfant grâce à une caméra.

Une femme de 49 ans a été mise en examen à Toulouse et écrouée en fin de semaine pour "violences volontaires habituelles sur mineur de 15 ans". Elle est soupçonnée d'avoir frappé et violenté à plusieurs reprises et depuis plusieurs mois une petite fille de deux ans dont elle avait la garde. Ce sont les parents de l'enfant qui ont découvert les faits grâce à une caméra.

Une mini caméra dissimulée dans le sapin de Noël

Depuis plusieurs mois ce couple de Toulousains soupçonnait des actes de maltraitance de la part de cette nounou non agréée mais membre d'une association d'aide à domicile et recrutée sur internet via un site spécialisé. En mai dernier déjà, selon la Dépêche du midi, la petite fille avait dû être hospitalisée. Elle présentait des traces au visage et des cheveux arrachés. Un traumatisme crânien constaté par les médecins, que l'assistante maternelle avait expliqué par une chute dans l'escalier.

Au début du mois, ce sont de nouveaux hématomes aux visages qui alertent les parents. La petite "s'est cognée", justifie la femme. Cette fois ses parents veulent en avoir le cœur net et dissimulent une mini caméra dans le sapin de Noël de la maison. En visionnant les images les doutes sont devenus des certitudes, la baby-sitter frappe bien la petite fille.

D'autres victimes ?

Lors de sa garde à vue, elle aurait reconnu avoir tiré les cheveux et giflé l'enfant. Les enquêteurs cherchent maintenant à déterminer si cette femme qui s'occupait également de personnes âgées aurait pu faire d'autres victimes.