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Faits divers – Justice

Toulouse - Procès de l'affaire Patricia Bouchon : certitudes contre incertitudes

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Par , France Bleu Occitanie

Difficile pour la cour d'assises d'y voir clair dans l'affaire Patricia Bouchon. Hier après l'audition de témoins qui n'ont rien vu, les jurés ont à nouveau entendu l'un des directeurs de l'enquête pour tenter de comprendre les certitudes des gendarmes. Pas toujours simple.

Plus de 70 témoins doivent se succéder à la barre jusqu'à la semaine prochaine.
Plus de 70 témoins doivent se succéder à la barre jusqu'à la semaine prochaine. © Radio France - Stéphanie Mora

Toulouse, France

Un témoin clé très attendu

La conduite de l'enquête sur le meurtre de Patricia Bouchon a de nouveau été au coeur des débats devant les assises de Haute-Garonne.  Ce lundi après-midi, la cour a entendu le témoin qui a découvert le corps, le 29 mars 2011 (plus d'un mois après la disparition), un chasseur. Et surtout, elle a réentendu l'un des directeurs de la cellule Disparition 31 sur les conclusions de l'enquête de gendarmerie. Une audition qui a une nouvelle fois donné lieu à une passe d'arme entre le militaire, la défense et l'avocat général.  Ces derniers mettant en doute la solidité du témoin clé de cette enquête. Le jeune chauffeur routier (21 ans à l'époque) qui dit avoir vu Laurent Déjean près du lieu du crime, juste avant celui-ci (le 14 février 2011) et qui a permis l'établissement d'un portrait-robot. La famille de Patricia Bouchon attend beaucoup de son audition ce mardi matin. 

Les conclusions des enquêteurs 

LEntre les témoins qui ne se souviennent plus très bien huit ans après, ceux qui ont changé de version au fil de leurs dépositions et cette Renault Clio de couleur claire aperçue à l'heure du meurtre mais que l'on n'a jamais retrouvée... L'avocat de Laurent Déjean passe ses journées à maugréer.

Pourtant les gendarmes de la cellule Disparition 31 ont acquis la certitude que Patricia Bouchon est dépassée par une voiture vers 4h35 ce matin-là, route de Fronton.  Que cette voiture tourne brutalement dans l'impasse où la joggeuse est morte; que l'agression est "soudaine", "violente" dira le troisième directeur d'enquête à la barre. Elle se déroule au début du chemin, là où des cheveux et des bijoux sont retrouvés. La suite est moins claire. Le corps est probablement transporté 100m plus loin vers le fond de l'impasse le temps de le charger dans la voiture. Mais quatre des six riverains ont déclaré ce lundi n'avoir rien entendu.  Le dernier couple (celui qui a entendu des cris) s'exprimera la semaine prochaine. 

À cinq heures du matin, un chauffeur de bus de Tisséo qui part travailler voit une voiture type Renault au croisement. Voiture dont les phares s'éteignent à son passage.  Autre élément troublant : la veille du meurtre Laurent Déjean achète pour un peu plus de 10€ d'essence sans plomb, alors qu'il dit avoir un véhicule diesel. Il ne s'expliquera jamais sur ce point, ni sur le fait d'avoir perdu dans la même période sa carte bleue et son portable. Il consulte une psychiatre neuf jours plus tard. Il en ressort avec un arrêt de travail mais selon les gendarmes il ment sur le motif et parle d'une tendinite alors qu'il souffre de troubles mentaux. Enfin, les débats de ce lundi ont permis d'apprendre que le témoin anonyme qui a dénoncé Laurent Déjean en 2013 était son meilleur ami. Ce dernier a raconté aux enquêteurs que l'accusé s'est débarrassé d'une Clio blanche et terré chez lui après le meurtre de la joggeuse.

Le verdict est attendu le 29 mars prochain.