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Toulouse, référence en Europe pour la médecine de catastrophe

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le Centre de Réponse à la Catastrophe vient d'être lancé, ce mercredi. Une structure unique en Europe, qui s'appuie sur l'expérience des secouristes toulousains après AZF et les attentats de Mohammed Merah.

Un exercice attentats, au Stadium de Toulouse, en 2016.
Un exercice attentats, au Stadium de Toulouse, en 2016. © Maxppp - Sebastien LAPEYRERE

Toulouse, ville référence pour la médecine de catastrophe. Ce mercredi a été lancé le Centre de Réponse à la Catastrophe (CRC), une structure unique en France et en Europe. De tels centres n'existent aujourd'hui qu'en Israël, aux Etats-Unis ou aux Caraïbes.

L'idée est d'encore mieux coordonner les différents services en cas d'attentat ou d'explosion : SAMU, pompiers, policiers, gendarmes. Des formations communes seront notamment mises en place pour mieux se coordonner. D'ici deux ans pourrait aussi être créé un "dôme sensoriel", pour s'entraîner avec de la poussière, de la fumée, des odeurs, et apprendre à réagir dans des vraies conditions de catastrophe.

"L'acte fondateur toulousain, c'est AZF" - le chef du SAMU 31

Si ce Centre de Réponse à la Catastrophe est créé à Toulouse, ce n'est pas un hasard : depuis vingt ans la ville a été "servie" en catastrophes, avec l'explosion d'AZF (2001), et les attentats de Mohammed Merah (2012). Les secouristes de tous services ont beaucoup appris avec ces drames explique le professeur Vincent Bounes, chef de service du SAMU de Haute-Garonne : "l'acte fondateur toulousain, c'est probablement AZF. C'est celui qui nous a fait toucher du doigt nos failles, et nous a obligé à devenir meilleurs".

Gérer l'urgence, et les suites

Depuis, tous les services ont progressé sur plusieurs points. L'urgentiste cite notamment l'identification des victimes, la prise en charge psychologique, ou des techniques de médecine de guerre. Et partager les infos, s'allier, c'est obligatoire insiste Sébastien Vergé, le patron des pompiers de Haute-Garonne. Le directeur du service départemental d'incendie et de secours explique aussi qu'il faut penser sur la "continuité" de la catastrophe : "l'intervention commence lorsque l'événement arrive, mais il faut réfléchir sur du plus long terme. Ça commence dès l'événement, mais ça peut durer aussi plusieurs semaines après".

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