Faits divers – Justice

Toulouse : un réveillon de Noël se termine au hachoir

Par Stéphane Garcia, France Bleu Toulouse dimanche 25 décembre 2016 à 20:24

Voiture de police - Illustration
Voiture de police - Illustration © Radio France

Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 décembre, une soirée sur fond d'alcool et de crise de jalousie se finit à coups de hachoir. Une femme de 58 ans a agressé un homme de 35 ans.

Un réveillon de Noël se finit à coups de hachoir. Un conte de Noël qui relève davantage du cauchemar. L’histoire s'est passée samedi soir, dans un appartement du boulevard Larramet, quartier des Arènes de Toulouse. Il est environ 21 heures lorsque la soirée dégénère entre quatre connaissances (une femme et trois hommes) sur fond d'alcool et de crise de jalousie.

La victime saute du 2ème étage

Une femme de 58 ans s'arme alors d'un hachoir et s'en prend à un homme de 35 ans qui, pour éviter les coups et constatant que la porte de l’appartement était fermée à clé, décide de fuir par la fenêtre. Il saute alors du 2ème étage de l’immeuble, une chute qui entraîne une fracture du fémur.

C'est un passant dans la rue qui voyant la scène appellent les secours. La police et le Samu se rendent alors sur les lieux pour prendre en charge ce qu’ils pensent être au départ une tentative de suicide. Mais une fois sur place, ils découvrent les blessures au visage causées par le hachoir. De plus, les différents témoignages recueillis finissent par les orienter vers une affaire de violences.

Trois personnes en garde à vue

Deux étages plus haut, dans l'appartement, la femme et l’un des deux hommes, âgé de 36 ans, sont interpellés et placés en garde à vue. Le troisième homme, rentré chez lui entre temps, a été interpellé dimanche 25 en fin d’après-midi et placé à son tour en garde à vue.

La victime elle est aujourd’hui à l'hôpital où elle y a notamment subi une opération chirurgicale, mais ses jours ne sont pas en danger.

La garde à vue de la femme de 58 ans et des deux autres hommes de l'appartement a été prolongée de 24 heures par le parquet de Toulouse, pour démêler le vrai du faux sur le déroulement de la soirée et sur les circonstances de cette agression.