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Haute-Garonne : une cellule de gendarmerie pour mieux prendre en charge les victimes de violences conjugales

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Par , France Bleu Occitanie

La compagnie de gendarmerie Toulouse-Mirail vient de créer une cellule de lutte contre les violences conjugales (CELVIC). L'objectif est d'améliorer la prise en charge, l'écoute et l'accompagnement des victimes. En un mois d’existence, plus de 40 dossiers ont déjà été traités.

Six enquêteurs sont mobilisés à plein temps pour cette cellule de lutte contre les violences conjugales
Six enquêteurs sont mobilisés à plein temps pour cette cellule de lutte contre les violences conjugales © Radio France - Théo Caubel

La compagnie de gendarmerie départementale Toulouse-Mirail s'attaque aux violences conjugales ! Une cellule de six enquêteurs vient d'être créée. Son unique but est de s'occuper de ce type d'affaire. Elle cherche à proposer une meilleure prise en charge des victimes, un meilleur accompagnement au niveau pénal et une plus grande sensibilisation à ces questions. Sur les cinq dernières années, les affaires de violences conjugales ont augmenté de 20 %.  

Une meilleure écoute

Cette cellule de Lutte contre les violences conjugales (CELVIC) est quasi unique en France. Elle a été créée le 6 janvier avec une équipe d'enquêteurs volontaires et formés détachés entièrement à cette nouvelle mission. C'est le cas de la gendarme Aurélie Giraud et elle constate la différence. "On entend les victimes dans un local au calme avec une seule personne. On n'est pas coupé par les collègues ou une urgence. Et c'est très important, on le sent, les personnes se livrent plus."

"Sur les 40 dossiers traités, il y en a au moins une quinzaine qui n'auraient jamais vu le jour" major Pierre Bizet

En un mois d’existence, la cellule a déjà traité 43 dossiers, auditionné 75 personnes et a permis 24 décisions pénales. "Je pense que sur ces 40 dossiers, il y en a au moins une quinzaine qui n'auraient jamais vu le jour, du moins en tant qu'enquête pénale, reconnait le commandant de cette cellule le major Pierre Bizet. Souvent, ce sont des violences psychologiques. Les femmes nous disent qu'elles ont déjà déposé une main courante. Mais ça n'a aucune valeur pénale. Nous, on prend le temps et on va chercher à requalifier les délits." L'idée est aussi de construire des dossiers avec plus d'éléments dans l'espoir de faire baisser le nombre de classements sans suite. 

Cette cellule n'est pour l'instant qu'une expérimentation. Un premier bilan est prévu dans six mois. Elle est basée à la caserne de Villeneuve-Tolosane, rue de l'Hôtel de ville. Vous pouvez la contacter au 05.62.87.10.64. ou par mail à cgd.toulouse-mirail+celvic@gendarmerie.interieur.gouv.fr

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