Faits divers – Justice

Toulouse : une intrusion et une agression en une journée au lycée Déodat de Séverac

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Toulouse vendredi 14 octobre 2016 à 18:31

Il y a désormais des tourniquets devant l'entrée du lycée Déodat-de-Séverac
Il y a désormais des tourniquets devant l'entrée du lycée Déodat-de-Séverac - Google Street View

Ce mercredi un élève de seconde du lycée Déodat de Séverac, à Toulouse, s'est fait tabasser par une dizaine de personnes. Le matin même plusieurs jeunes, extérieurs au lycée, se sont introduits dans l'établissement et ont bousculé une jeune fille. Le proviseur confie son inquiétude.

L'adolescent de 15 ans, élève de seconde du lycée Déodat de Séverac, souffre selon ses parents de deux fractures (aux doigts) et de multiples contusions. Ce mercredi une dizaine de jeunes lui sont tombés dessus et l'ont passé à tabac tout près de l'établissement, à proximité de la station de tram Croix-de-Pierre, à Toulouse. Plus tôt dans la matinée plusieurs jeunes s'étaient introduits dans le lycée, ont bousculé une élève et dégradé son téléphone.

"On vit une drôle d'époque" – le proviseur

Le proviseur du lycée Jean-Yves Soulier ne sait pas si les deux affaires sont liées : "c'est toujours très délicat de connaître les raisons exactes de cette agression. Il arrive malheureusement que des jeunes soient pris à partie de façon totalement gratuite". Il a porté plainte pour l'intrusion mais ne peut en faire de même pour l'agression, qui s'est déroulée en dehors de l'établissement. "On vit une drôle d'époque" ajoute le proviseur : "Ces phénomènes de violence sont de plus en plus fréquents, ça m'inquiète."

Comment sécuriser les lycées ?

Début octobre, un motard s'est introduit dans le lycée Raymond-Naves, à Toulouse, et a gravement blessé deux jeunes filles. Les faits de ce mercredi ne sont bien sûr pas comparables mais posent, une nouvelle fois, la question de la sécurité dans les établissements scolaires. Jean-Yves Soulier : "Nous avons un système de tourniquets mais il suffit que les jeunes se passent la carte... Je pense qu'il faudrait en plus de la vidéo-surveillance... Et une grande vigilance des adultes, bien sûr. Il y a un énorme effort en ce moment mais on n'a jamais fini !"

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