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Faits divers – Justice

Toulouse : une semaine après les émeutes, un calme fragile est revenu quartier du Mirail

lundi 23 avril 2018 à 5:59 Par Stéphane Garcia, France Bleu Occitanie

La tension retombe au Mirail. Une semaine après les émeutes qui ont touché le quartier de Toulouse, le calme est revenu même si ce weekend quelques débordements ont eu de nouveau lieux.

Trois nuits de violences ont touché le Mirail la semaine dernière, près de 60 voitures détruites et 23 personnes interpellées.
Trois nuits de violences ont touché le Mirail la semaine dernière, près de 60 voitures détruites et 23 personnes interpellées. © Maxppp - Maxppp

Toulouse, France

Quatre voitures ont été incendiées ce weekend dans le quartier du Mirail à Toulouse. Un coup de chaud mais on est très loin des émeutes qui ont rythmé le début de la semaine dernière dans les quartiers de la Reynerie, Bagatelle et Bellefontaine, dans le grand Mirail. Trois nuits de violences, près de 60 voitures détruites et 23 personnes interpellées.

Depuis quelques jours, la situation semble revenue à la normale. Certaines carcasses de voitures brulées sont toujours là mais dans les rues il n’y a pas de présence policière visible, plus aucune patrouille explique Yassine, un jeune de 17 ans de la Reynerie. "Il n’y a pas de pavés, que des familles qui se baladent en short et lunettes de soleil. Le fait que les CRS soient partis a calmé tout le monde, on n’allait pas faire ça non plus pendant un mois"

Assis sur un banc, Malik habite à Bagatelle. Il évoque une prise de conscience de la part de tout le monde. "Les anciens ont parlé aux plus jeunes et on espère que ça va continuer comme ça. La seule chose qu’il y a c’est l’hélicoptère qui tourne tous les soirs à partir de 21h"

Des tensions persistantes 

Derrière le sourire de façade, certains habitants vivent mal la tension toujours présente dans le quartier. Comme Shana, 35 ans. "Ça m’attriste un peu parce que ce sont des jeunes que je connais, que je côtoie. Des gens qui peuvent réussir dans la vie mais à qui on ne donne pas forcément les moyens de le faire. C’est un ghetto". Et Nadia, mère de famille, ajoute. "Lorsque mon fils va au lycée en métro, je ne vais pas bien. J’ai des angoisses et j’en prends des médicaments tellement la sécurité est mauvaise dans ce quartier"

Et à en croire Anass, 32 ans, un ancien éducateur dans le quartier, le calme est fragile. "34 voitures brûlées, ce n’est rien, ce n’est que du dégât matériel. Les habitants accumulent de la frustration depuis des dizaines d’années. Il suffit d’une seule histoire pour allumer le feu. On se sent oppressés 24 sur 24 par la police, quand on voit des sœurs violentées et les insultes régulières qu’ils nous lancent, on vient à les détester". La semaine dernière 150 CRS étaient venus prêter main-forte aux policiers toulousains dans le Mirail.

Anass : "Les habitants accumulent de la frustration depuis des dizaines d’années. Il suffit d’une seule histoire pour mettre le feu aux poudre..."