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Tours : "je ne suis pas un drogué, ni un insconscient" explique l'organisateur de la fête clandestine

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Par , France Bleu Touraine

Le 26 mars dernier, une fête clandestine était interrompue par les policiers à Tours dans le quartier du Menneton. L'organisateur de cette Free party prend la parole anonymement pour expliquer qu'il n'est ni un criminel, ni un drogué, et encore moins un insconscient.

Illustration fête clandestine
Illustration fête clandestine © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/CORSAN Olivier

L'organisateur de la fête clandestine, découverte fin mars à Tours par les policiers, s'exprime sur les faits. Ce jeune homme de 19 ans, et qui souhaite rester anonyme, tient à expliquer le contexte dans lequel cette Free party a été organisée. Il bat en brèche les idées reçues sur l'inconscience des participants. "J'ai créé cette fête pour faire oublier la crise actuelle", explique Julien. "Cela fait un an qu'on nous prive de nos libertés. Avoir 19 ans aujourd'hui, c'est quelque chose de très compliqué. Ceux qui souhaitent fêter leur 18 ans ou leur 20 ans, ils peuvent rien faire. On est une génération sacrifiée". 

J'ai créé cette fête pour faire oublier la crise sanitaire. Cela fait un an qu'on nous prive de notre liberté

Le 26 mars dernier, les policiers de Tours mettaient fin à une fête clandestine organisée dans des hangars désaffectés du quartier du Menneton. Appelés pour tapage, ils avaient saisi du matériel de régie (amplificateur, câbles....) et verbalisé 21 participants. A ce jour, ils n'ont pas encore reçu leur amende, mais la procédure est toujours en cours précise le parquet.

J'ai 19 ans. Je n'ai jamais consommé de drogue lors de ces fêtes en quatre ans

Au plus fort de la fête (qui s'est déroulée entre 19h et 23h, horaire d'intervention de la police), une centaine de personnes étaient présentes, mais beaucoup d'entre elles ont quitté les lieux à l'arrivée de la police. L'organisateur de la fête clandestine, que nous appellerons Julien, n'a jamais reconnu lors de sa garde à vue de sept heures être à l'initiative de cette soirée. Il tient à expliquer pourquoi il a organisé cette fête clandestine. Il estime qu'il n'a rien d'un criminel ou d'un drogué. "On nous traite de punks à chiens, de drogués. Moi en quatre ans, je n'ai jamais touché à la drogue lors d'une free party"

Le port du masque a quand même été respecté par beaucoup de participants

Il reconnait avoir pris un risque, mais il estime qu'il n'est pas quelqu'un d'inconscient. "J'ai été me faire tester avant. Si j'avais été positif, j'aurai respecté l'isolement. On a forcé personne à venir. Sur place, le port du masque a quand même été pas mal respecté sauf quelques uns, mais je suis pas leur père."

Malgré l'interpellation d'une vingtaine de personnes, Julien (aujourd'hui parti dans le sud de la France) explique que si c'était à refaire, il organiserait de nouveau cette soirée. "Pour le site", dit-il, "mais aussi parce que c'est l'esprit free party. C'est un monde particulier, où il n'y a pas de jugements. On y trouve des policiers, des avocats, des pompiers, des maçons....Pour moi, c'est le meilleur monde".

L'enquête sur cette fête clandestine n'est toujours pas bouclée, affirme le parquet de Tours.

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