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Faits divers – Justice

Tours : l'élue tourangelle craignait d'être mariée de force ou même tuée par sa famille

jeudi 27 septembre 2018 à 18:00 Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine et France Bleu

Le procès du père, du frère et de deux oncles de Mounia Haddad, l'élue tourangelle enlevée et séquestrée en juillet 2018 par sa famille a eu lieu ce jeudi au tribunal correctionnel de Tours. La jeune femme dit avoir eu peur d'être mariée de force ou tuée par sa famille.

Mounia Haddad arrive au tribunal correctionnel de Tours soutenue par son mari Slimane et ses avocats.
Mounia Haddad arrive au tribunal correctionnel de Tours soutenue par son mari Slimane et ses avocats. © AFP - ©Guillaume Souvant

Tours, France

Mounia Haddad, l'élue tourangelle enlevée et séquestrée par sa famille en juillet 2018 s'est retrouvée ce jeudi face à son père, son frère et deux de ses oncles. Ils étaient tous les quatre poursuivis pour enlèvement, séquestration et menaces de mort. 

La jeune femme de 29 ans est arrivée au tribunal correctionnel de Tours, soutenue par son mari Slimane et son avocat, Me Abed Bendjador. Dès le début de la confrontation avec sa famille, elle s'est effondrée en pleurs. Elle n'avait plus revu sa famille depuis que la police l'avait délivrée de l'appartement familial de Saint-Pierre-des-Corps, le 19 juillet. 

Un mariage rejeté par la famille de Mounia à l'origine de cette affaire 

Mounia Haddad est issue d'une famille d'origine Kabyle. Slimane, qu'elle fréquente depuis 6 ans et demi, est fils de Harki, habitant Châtellerault. Pendant 10 mois, Mounia Haddad va vivre l'enfer avec des retours plus ou moins forcés dans sa famille à Saint-Pierre-des-Corps. Elle va bien tenter de s'éloigner près de Nice avec Slimane. En vain ! La pression familiale est terrible : son père, sa sœur, ses frères la menacent par mails, SMS et messages jusqu'à des menaces de mort : "La prochaine fois que je la chope, elle est morte. " lit la présidente à l'audience, avant de qualifier ces messages de "déferlement de violence". 

Des menaces jusqu'à l'enlèvement et la séquestration

Des déferlement de violence qui vont se concrétiser par cet enlèvement par son père et ses deux oncles à Mandelieu en juillet 2018. A la barre, son père assure qu'il ne lui a jamais fait de mal :"Je suis son père. Avec moi, elle n'a jamais eu de soucis." Il se perd dans des justifications, des explications pas crédibles.

Mounia Haddad sera finalement libérée par la police le 19 juillet 2018 de l'appartement familial, de sa prison, après l'alerte donnée par la gendarmerie de Mandelieu. "Je pensais que j'allais être mariée de force ou même tuée", dira Mounia Haddad à la police. 

Au cœur de l'audience, le père laisse entendre que sa fille était battue par son compagnon, sans preuve. "Je voulais la protéger" assure-t-il.