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Faits divers – Justice

Tours : la grand-mère accusée d'avoir tué sa petite-fille avait fait un séjour en psychiatrie un mois avant le drame

lundi 28 janvier 2019 à 16:30 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine et France Bleu

Le procès de la grand-mère de 56 ans jugée pour avoir tué sa petite-fille, un nourrisson de 6 mois, de plusieurs coups de couteau a débuté ce lundi. L'accusée s'est excusée au début de l'audience. En dépression, elle avait été admise en psychiatrie un mois avant le drame.

Le procès doit durer 3 jours à la Cour d'Assises de l'Indre-et-Loire
Le procès doit durer 3 jours à la Cour d'Assises de l'Indre-et-Loire © Maxppp - PQR/La Provence/Maxppp

Tours, France

Le procès de Sylvie J, accusée d'avoir tué sa petite-fille de 6 mois à Tours-Nord en avril 2015, a débuté ce lundi à Tours. Cette femme de 56 ans est jugée jusqu'à mercredi par la cour d'assises d'Indre-et-Loire pour avoir donné plusieurs coups de couteau mortels à sa petite fille, un nourrisson de 6 mois. C'était le 20 avril 2015.

C'était une merveille Manon, je l'aimais, je regrette ce geste"

Au début de l'audience, l'accusée s'est exprimée et a dit qu'à aucun moment, elle n'a voulu tuer Manon. "Je n'explique pas ce geste, je le regrette. Manon, c'était une merveille je l'aimais." L'exposition des faits à la Cour a permis de mieux comprendre la personnalité de l'accusée. 

L'accusée était dépressive depuis plusieurs années

Elle souffrait de dépression. Elle avait eu un accident du travail en octobre 2013. On avait détecté à l'époque des micros-AVC et du diabète. Elle n'était plus la même ensuite selon son entourage. La dépression aurait pris une autre tournure en novembre 2014, ce qui nécessitera une prise en charge en hôpital psychiatrique du 12 février au 11 mars 2015. À sa sortie, son état semblait s'améliorer. Le 3 avril, elle passe d'ailleurs la journée avec sa fille et sa petite-fille. Les parents décident, 17 jours plus tard, de lui confier Manon, jour du passage à l'acte. On a d'ailleurs appris que le corps du nourrisson comportait 32 plaies, dont 16 perforantes. Un seul coup, à la carotide, a été mortel.  

Je n'ai plus de fille, je n'ai plus de mère

En fin d'après-midi, le procès a été marqué par la lettre lue par la fille (en pleurs) de la victime (en pleurs également). Une lettre violente et chargée d'émotion : "Je ne peux plus t'appeler Maman car ma mère a fait le plus horrible des gestes. Notre bébé a été tué par notre propre mère(....). Qu'a-t-elle fait pour ne pas mériter de vivre ? Nous avions confiance en toi, nous pensions que tu allais mieux(...). Je n'ai plus de fille, je n'ai plus de mère".

Le procès doit durer jusqu'à mercredi. Les avocats ont demandé au début de l'audience un procès à huis-clos, mais la Cour a refusé. L'accusée risque la prison à perpétuité.