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Faits divers – Justice

Tours : la grand-mère qui avait tué sa petite-fille écope de 30 ans de réclusion criminelle

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Par , France Bleu Touraine, France Bleu

La grand-mère de 56 ans, jugée pour avoir tué sa petite-fille en 2015, a été condamnée par la cour d'assises d'Indre-et-Loire. Elle écope de 30 ans de réclusion criminelle. L'avocat général avait demandé 22 ans de prison.

La cour d'Assises d'Indre-et-Loire s'est réunie pendant trois jours pour juger une femme de 56 ans qui avait tué sa petite-fille en 2015
La cour d'Assises d'Indre-et-Loire s'est réunie pendant trois jours pour juger une femme de 56 ans qui avait tué sa petite-fille en 2015 © Radio France - Boris Compain

Indre-et-Loire, France

Une femme de 56 ans a été condamnée mercredi 30 janvier à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assise de Tours. Une peine très lourde, rarement prononcée en Indre-et-Loire, mais qui s'explique par l'horreur des faits. Cette mamie a en effet tué sa petite-fille, âgée de six mois, en 2015, à Tours-Nord. Même si cette femme était malade, les jurés ont estimé qu'elle était consciente de ses actes, et donc responsable pénalement.

Après avoir annoncé cette condamnation nettement supérieure aux 22 ans requis, la présidente de la cour d'assises a donné quelques explications. Oui, le syndrome dépressif sévère dont souffre cette quinquagénaire a pu altérer son discernement. Les experts qui se sont succédés à la barre durant trois jours ont d'ailleurs été unanimes. Selon l'avocate de l'accusée, c'est sans doute ça qui a évité une condamnation à perpétuité. En dépression depuis 2013, Sylvie Jourdain avait passé un mois en hôpital psychiatrique en février-mars 2015, soit un mois avant le drame.

Mais la présidente de la cour d'assises a aussi rappelé plusieurs circonstances aggravantes : l'intensité des coups portés (32 coups de couteau), l'âge de la victime (six mois) et le lien familial entre le nourrisson et sa grand-mère. Une grand-mère qui n'a jamais nié les faits, même si elle n'a jamais pu expliquer précisément pourquoi elle a tué ce bébé qu'elle adorait.  

Je n'explique pas ce geste, je le regrette. Manon, c'était une merveille je l'aimais. Sylvie Jourdain, l'accusée, au premier jour de son procès

Le procès s'était ouvert lundi dans un climat très pesant, avec une famille déchirée. La mère de la petite-fille avait lu une lettre poignante. "Je ne peux plus t'appeler Maman car ma mère a fait le plus horrible des gestes. Notre bébé a été tué par notre propre mère" avait elle déclaré en pleurs. "Je n'ai plus de fille, je n'ai plus de mère".

La quinquagénaire accepte cette condamnation. Selon son avocate, après l'énoncé du verdict, elle n'envisageait pas de faire appel. Elle a dix jours pour changer d'avis, si elle le souhaite.

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