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Tours : les organisateurs de la soirée clandestine de Montlouis coupables de mise en danger des fétards

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Par , France Bleu Touraine

Jugés pour avoir organisé un fête clandestine dans une cave troglodytique à Montlouis-sur-Loire, le tribunal a retenu contre deux jeunes la mise en danger d'autrui. Un procès qui pourrait annoncer la couleur pour les autres soirées connues en France depuis quelques mois.

Cave troglodytique où a eu lieu la soirée dans la nuit du 12 au 13 décembre 2020
Cave troglodytique où a eu lieu la soirée dans la nuit du 12 au 13 décembre 2020 - Préfecture d'Indre-et-Loire

Pour avoir réuni 150 personnes dans une cave troglodytique de Montlouis sur Loire le 12 décembre 2020, les organisateurs sont condamnés à des travaux d’intérêt general, 210 heures pour l’organisateur, 140 pour la deuxième prévenue reconnue complice. La question qui était au centre des débats pendant le procès : ont-ils mis en danger les fétards en organisant cette soirée en pleine crise sanitaire ? La justice a répondu oui. 

Le parquet a appuyé l'aspect professionnel de l'organisation de la soirée « le but de cette soirée monsieur, c’était bien de gagner de l’argent ? » demande la vice procureur de la republique à l’organisateur de la soirée « oui » admet-il. DJ avant le début de la crise sanitaire, le prévenu était auto-entrepreneur et vit aujourd’hui du RSA. Il admet un gain de 1500€ sur la soirée, tout juste de quoi rembourser les investissements, notamment en alcool pour la soirée. « Nous avons fait payer les premiers puis par crainte que ça dégénère, on a laisser entrer les autres gratuitement » explique le prévenu. La soirée avait des tarifs précis : 10€ pour les filles, 30€ pour les garçons et 500€ pour un groupe de dix personnes qui prenaient une bouteille d’alcool et une chicha avec leur entrée. « C’est donc bien que le but était de faire rentrer de l’argent, on ne parle pas d’une simple soirée, d’une envie de faire la fête » argue le Parquet. 

appât du gain ou besoin de faire la fête ?

Pourtant dans les débats, il a bien été question de la crise sanitaire et de ses conséquences sur les jeunes. C’est évoqué à plusieurs reprises, du côté de la defense, mais aussi par la vice-procureur de la republique. « On ne parle pas d’une soirée contre l’ordre public ou pour se rebeller. Non, on parle d’une soirée pour recréer du lien social » insiste l’avocat de l’organisateur de la soirée. Il insiste sur la date des faits, neuf mois après le début d'une crise sanitaire qui met à mal la vie sociale de toute une génération de jeunes adultes.  

A la barre, ils sont deux, l’organisateur qui reconnait être à l’origine de la soirée et celle que le parquet décrit comme sa complice. On lui reproche d’avoir fourni la salle troglodytique dans laquelle s’est passé la soirée à Montlouis-sur-Loire. 

Les deux jeunes ont-ils mis en danger « de mort immédiate » les participants de la soirée ? Non, répondent les deux avocats, appuyant chacun leur plaidoiries de cas de jurisprudence : « On n’accuse pas un parent qui fume a côté de son enfant en voiture de mise en danger de la vie d’autrui » affirme Abed Benjador, avocat de la jeune femme.  

des affaires semblables à juger en France dans les prochains mois

D'autres affaires du même ordre seront jugées en France dans les prochains mois, cette première décision à l'encontre d'organisateurs de soirée pourrait annoncer la teneur des décisions pour celles-ci. La rave party de Lieuron, qui a réuni 2 500 personnes au début de l’année 2021 reste évidemment dans les têtes. D'autres prévenus ont déjà été reconnus coupables de complicité de mise en danger de la vie d'autrui à Marseille

En plus des heures de travaux d'intérêt général, l'organisateur de la soirée écope de 150 euros d'amendes et de la confiscation des biens aillant servis à l'organisation de la soirée, dont son portable et son ordinateur. 

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