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Faits divers – Justice

Tours : quatre hommes jugés pendant deux jours pour enlèvement et séquestration

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Par , France Bleu Touraine

Un procès compliqué s'est ouvert pour deux jours ce mercredi matin à Tours. Quatre hommes sont jugés pour enlèvement et séquestration sur un homme de 33 ans. Mais la victime, n'étant pas présente, l'audience est parfois nébuleuse.

Le palais de justice de Tours
Le palais de justice de Tours © Maxppp - François Lafite/Wostock Press/Maxppp

Tours, France

C'est un procès très particulier qui a débuté ce mercredi matin à Tours. Quatre hommes sont jugés pour enlèvement et séquestration pour des faits commis en août 2017 à St-Pierre-des-Corps. Ils ont déjà purgé près d'un an et demi de détention provisoire, mais mercredi, à l'ouverture de l'audience, pas de partie civile. La victime n'est pas venue et ne s'est même pas fait représentée par son avocat. Une absence qui pèse énormément sur ce procès, puisqu'en l'absence de cet homme de 33 ans, la présidente doit se contenter de lire les déclarations qu'il a faites aux enquêteurs. Or, les quatre prévenus réfutent en bloc toutes les accusations.

L'enfant de deux ans et demi enlevé brièvement

La version de la victime est la suivante. une nuit d’août 2017, quatre hommes forcent l'homme de 33 ans monter dans une voiture. Persuadés qu'il cache de la cocaïne, les agresseurs le frappent, sur les bords de Loire, puis dans deux appartements du quartier des Fontaines à Tours.  Pour le faire craquer, ils vont chez lui, au matin, pour enlever son fils de deux ans et demi. L'enfant a juste eu le temps d'être mis, sans violence, dans leur voiture, avant l'arrivée des policiers. Pour les quatre prévenus, dont un a déjà passé 10 ans en prison, cette version est totalement fausse. 

Une histoire de drogue ? Une dette ?

Pour eux, pas d'histoire de drogue, mais une dette de 2.800 euros pour la vente d'une voiture, payée par la victime avec un chèque en bois. "On l'a un peu secoué" admet simplement l'un d'eux. Les hématomes sur le visage qui ont justifié un jour d'ITT? La victime avait déjà des traces de violences précisent les prévenus. Ils expliquent aussi que si les armes avec lesquelles ils sont censés l'avoir menacé n'ont jamais été retrouvées, c'est parce qu'elles n'existent pas. Ils soulignent aussi le coté affabulateur de cet homme qui se fait passer pour un ancien légionnaire. "Mais tout de même", s'interroge la présidente, "pourquoi la victime aurait préféré dire aux policiers qu'elle était complice de trafic de cocaïne, plutôt qu'expliquer simplement qu'elle avait une dette d'argent pour une voiture d'occasion?". La réponse a cette question aurait peut-être permis d'établir la vérité entre deux versions totalement contradictoires.  

L'audience reprend ce jeudi matin, avec le réquisitoire et les plaidoiries de la défense, au palais de justice de Tours.

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