Faits divers – Justice

"Tout est à reconstruire" après le passage d'un violent cyclone au Vanuatu

France Bleu lundi 16 mars 2015 à 9:04

"Tout est à reconstruire" après le passage d'un violent cyclone au Vanuatu

L'archipel du Vanuatu a été balayé ce week-end par Pam, un cyclone de catégorie 5, avec des vents à plus de 320km/h. Alors que l'aide humanitaire tente de s'organiser, les ONG sont confrontées à la difficulté d'atteindre certaines des îles de l'archipel. Jusqu'à 150.000 personnes pourraient avoir été touchées.

"Nous avons tout à reconstruire ", a déclaré ce lundi le président du Vanuatu Baldwin Lonsdale. "C'est un coup dur pour l'ensemble du pays. Après tous les progrès réalisés ces deux dernières années, ce puissant cyclone a complètement détruit toutes les installations que le gouvernement avait bâties ", a-t-il déclaré depuis le Japon, où il participait à une conférence des Nations unies sur la prévention des catastrophes naturelles. 

Vendredi, l'archipel a été balayé par la tempête Pam, un cyclone de type 5, c'est-à-dire le plus élevé qui existe. Des rafales de vent à plus de 320km/h ont soufflé sur les îles du Vanuatu, et auraient fait jusqu'à 150.000 sinistrés. Le bilan officiel, qui ne porte pour l'heure que sur la capitale Port-Vila, fait état de six morts et plus de 30 blessés . Mais il y a en tout 80 îles au Vanuatu, cet archipel du Pacifique, anciennement contrôlé par la France et la Grande-Bretagne.

"C'est frustrant. On est coincés dans une petite partie de Port-Vil, on ne peut même pas aller dans le nord de l'île pour voir ce qu'il s'y passe. (...) Je suis absolument certain qu'au moins 150.000 personnes ont été touchées de manière significative, et parmi elles 75.000 enfants". — Tom Skirrow, directeur de l'ONG Save the Children

Les îles les plus reculées de l'archipel sont très difficiles à atteindre. Selon les associations, il pourrait falloir jusqu'à trois jours pour déblayer les aéroports des différentes îles et pouvoir les approvisionner, notamment en eau potable. Or, les associations craignent désormais que les maladies (diarrhées, rougeole) se propagent : "La première urgence c'était le cyclone, la seconde ce sera les maladies, si l'eau potable et les conditions d'hygiène sont insuffisantes ", selon Colin Colette, directeur de l'ONG Oxfam pour le Vanuatu. 

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