Faits divers – Justice

Trafic d'influence : l'ancien patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini en garde à vue

Par Géraldine Houdayer, France Bleu lundi 26 septembre 2016 à 19:49

Bernard Squarcini est placé en garde à vue dans une affaire de trafic d'influence.
Bernard Squarcini est placé en garde à vue dans une affaire de trafic d'influence. © AFP - Martin Bureau

Bernard Squarcini, l'ancien patron du renseignement intérieur, a été placé ce lundi 26 septembre en garde à vue, dans le cadre d'une enquête parisienne pour trafic d'influence. La justice le soupçonne d'avoir mis ses réseaux au sein de la police au service de son cabinet de conseil.

L'ancien patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, a été placé lundi en garde à vue à Paris, dans les locaux de l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale, dans le cadre d'une instruction parisienne pour trafic d'influence. Les motifs de sa garde à vue n'ont pas été communiqués, mais d'après les informations de franceinfo , Bernard Squarcini est soupçonné d'avoir trop usé de son carnet d'adresses. Il est en fait soupçonné de trafic d'influence, dans la même affaire que l'ex-patron de la PJ parisienne Christian Flaesch.

Une aide à Philip Morris en sous-main ?

L'ancien directeur central du renseignement intérieur, surnommé "le Squale", est un proche de Nicolas Sarkozy. Il est suspecté d'avoir mis ses réseaux au sein de la police au service de son cabinet Kyrnos, fondé en 2013 après son départ de la DCRI. Un contrat conclu avec le géant américain de l'industrie du tabac, Philip Morris, est au cœur de cette procédure ouverte à la suite de perquisitions, menées en avril, dans les bureaux et au domicile de Bernard Squarcini. Selon une source proche du dossier, les enquêteurs cherchent à savoir dans quelle mesure il a pu encourager la police marseillaise à lutter contre la contrebande de cigarettes afin de servir les intérêts de Philip Morris.

Déjà cité dans l'enquête sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy

Bernard Squarcini connaît bien la région marseillaise, pour avoir occupé le poste de préfet délégué à la sécurité auprès du préfet des Bouches-du-Rhône, de 2004 à 2007, avant de rejoindre les renseignements. Le nom de l'ancien patron de la DCRI apparaît dans deux autres enquêtes, dont l'une porte sur le financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, et l'autre sur un volet de l'affaire du cercle de jeu Wagram - il est notamment soupçonné d'avoir demandé le placement d'un policier sur écoute.

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