Faits divers – Justice

Un important trafic de cigarettes démantelé entre Nîmes et l'Andorre

Par Arnaud d'Arcy et Solène Cressant, France Bleu Gard Lozère et France Bleu Vaucluse samedi 20 mai 2017 à 7:28

Saisie de cigarettes de contrebande (illustration)
Saisie de cigarettes de contrebande (illustration) © Maxppp -

Un important trafic de cigarettes de contrebande entre l'Andorre et Nîmes a été démantelé ce mardi par les gendarmes du Gard et le GIR de Montpellier. Quelque 40.000 cartouches ont transité à travers les Pyrénées, un préjudice estimé à 2,8 millions d'euros.

Un important trafic de cigarettes de contrebande entre l'Andorre et Nîmes a été démantelé ce mardi par les gendarmes du Gard et le Groupe d'intervention régionale de Montpellier. Les épiceries de nuit de Nîmes, Tarascon ou encore Avignon étaient alimentées par ce trafic.

La marchandise transportée à dos d'homme

Pendant deux ans, les trafiquants partaient de Nîmes en voiture jusqu'à la frontière franco-espagnole, avant de se rendre à pied, par des sentiers de randonnée, en Andorre. Après avoir acheté plusieurs centaines de cartouches ils repartaient par le même chemin, en transportant la marchandise sur leur dos à travers les Pyrénées.

Sept interpellations

Sept hommes ont été interpellés ce mardi, trois ont été mis en examen. Le chef de réseau, un Nîmois de 41 ans, a été incarcéré.

Le trafic porterait en tout sur 40.000 cartouches, soit huit tonnes de cigarettes de contrebande pour un préjudice estimé à 2,8 millions d'euros. L'enquête se poursuit.

"C'était un trafic très très important", explique le colonel Stéphane Lacroix patron des gendarmes du Gard. "Le dossier a été long à construire, les distances étaient longues, ce sont des personnes bien organisées, bien structurées"

Les buralistes demandent davantage de contrôle

Pascal Montredon, président de la confédération des buralistes de France et buraliste à Nîmes félicite les forces de l'ordre pour ce démantèlement, mais pour lui il faut continuer à se battre contre la contrebande :

"Le marché parallèle est devenu une véritable gangrène. Nous demandons un vrai plan de lutte contre ce marché parallèle, pas seulement aux frontières, mais aussi sur internet ou dans les établissements qui vendent sous le manteau."

Pour l'heure, les buralistes nîmois espèrent ressentir les effets du démantèlement de ce trafic. "Des centaines de cartouches de cigarettes par mois, il fallait bien que ça soit distillé quelque part. S'il n'y a pas d'effet dans nos établissement, cela voudra dire que la filière aura été remplacée très rapidement par d'autres mafieux" affirme Pascal Montredon.