Faits divers – Justice

Trafic de stupéfiants dans l'Yonne : quinze personnes en garde à vue

Par Renaud Candelier, France Bleu Auxerre jeudi 1 décembre 2016 à 17:40

Amélie Rainis (capitaine à la PJ d'Auxerre), Marie-José Delambily (procureur de la République de Sens) et David Neto (Lieutenant-colonel, chef de la compagnie de gendarmerie de Sens)
Amélie Rainis (capitaine à la PJ d'Auxerre), Marie-José Delambily (procureur de la République de Sens) et David Neto (Lieutenant-colonel, chef de la compagnie de gendarmerie de Sens) © Radio France - Renaud Candelier

A Sens (Yonne), quinze personnes sont en garde à vue depuis lundi pour trafic de stupéfiants. Ces Sénonais âgés de vingt à trente ans ont été interpellés lors d'une vaste opération qui a mobilisé 45 policiers et 90 gendarmes. De la résine de cannabis et des armes ont été retrouvées

C'est le résultat de plus de deux mois d'enquête dont plusieurs semaines d'écoutes téléphoniques à Sens (Yonne) et dans des communes des environs. Le trafic durait depuis plusieurs mois dans le quartier des Arènes mais aussi dans des villes et villages du sénonais, à Egriselles-le-bocage, à Champigny, à Villeneuve sur Yonne, à Véron et Noé. Ce réseau vendait du cannabis, de la cocaïne et de l'héroïne explique la procureure de la République de Sens Marie-José Delambily : "On a trouvé 320 grammes de résine de cannabis, tout le matériel nécessaire pour la revente des stupéfiants, balances, pochons et autres. On a trouvé également 2.230 euros ainsi que des armes".

Un véritable arsenal

Les perquisitions ont permis de trouver des armes à feu : fusil à pompe, fusil de chasse, carabine 22 long rifle, divers pistolet, ainsi que des silencieux et des lunettes de visée. D'où l'intervention du GIGN de Dijon et d'un service spécialisé dans les armes à feu. Le lieutenant-colonel David Neto, chef de la compagnie de gendarmerie Sens : "On le prend de plus en plus en compte, des armes à feu circulent. Dans ce type d'opération on ne peut pas faire de l'économie de certains moyens pour assurer tout d'abord la sécurité des personnels. Il y a une certaine forme de violence qui se développe. On assiste à une délinquance qui n'hésite pas à obtenir un certain niveau d'équipement en armement".

Plusieurs semaines d'enquête pour faire tomber ce réseau de trafiquants - Reportage

Pour faire aboutir ce dossier relativement lourd, il aura fallu plusieurs semaines d'écoutes téléphoniques assurées par la police judiciaire d'Auxerre. Un travail qui a fortement mobilisé la dizaine d'enquêteurs de ce service.

Les principaux protagonistes dans ce dossier doivent être déférés au parquet ce vendredi... en vue d'une comparution immédiate mardi prochain. Les trafiquants moins impliqués seront jugés plus tard. Par ailleurs, une quinzaine de consommateurs de stupéfiants identifiés durant l'enquête seront convoqués par la justice

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