Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Travail dissimulé dans les vignes et hébergement contraire à la dignité : six personnes jugées en novembre 2019 à Reims

-
Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Six personnes comparaîtront en novembre prochain devant le tribunal correctionnel de Reims, accusées de travail dissimulé aggravé, d'emploi d'étrangers sans titre, de conditions d'hébergement indigne et traite d'êtres humains.

Gendarmerie (photo d'illustration)
Gendarmerie (photo d'illustration) © Radio France - Nathalie de Keyzer

Oiry, France

Ces six  personnes ont été interpellées lors d'une opération de gendarmerie aidée par la Section de recherches de Reims co-saisie avec l'Office central de lutte contre le travail illégal, il y a quelques jours, les 18, 19 et 20 juin . Une opération qui fait suite à un contrôle opéré l'an dernier, en août 2018. Un contrôle dans une société prestataire viticole d'Oiry dans la Marne, soupçonnée d'avoir exploitée dans des conditions indignes une centaine de personnes. Des saisonniers mis à disposition de viticulteurs des départements de la Marne et de l'Aube. Cinq d'entre eux, des vendangeurs saisonniers avaient déjà réclamés des salaires impayés devant le conseil des prud'hommes en 2018.  La gendarmerie précise qu'aucune maison de champagne n' a été mise en cause dans ce dossier.

36 personnes entassées avec un seul sanitaire

Les enquêteurs ont pu après de nombreuses auditions faire le point sur les conditions de logement des vendangeurs. Au total, une centaine de personnes ont été employées dans ces conditions mais toutes n'ont pas pu être retrouvées et identifiées. 

Les forces de l'ordre en retrouvé 36 logées dans une maison de  90 m2. Des saisonniers qui dormaient à même le sol, les mieux lotis sur des matelas. Une douche froide pour tous et un seul sanitaire pour tous. Dans les vignes, ces ouvriers travaillaient en général une dizaine d'heures avec seulement une heure de pause. Certains n'ont pas été payés, d'autres, 60 euros pour trois jours de travail. Ces employés ont été pris en charge par le Comité Contre l'Esclavage Moderne. 

6 personnes comparaîtront au tribunal 

Outre les nombreuses infractions de travail dissimulé, d'emploi d'étrangers sans titre ni papier, six personnes devront donc répondre de conditions d'hébergement indigne et de traite d'êtres humains.

Des six personnes interpellées, trois ont été placées sous contrôle judiciaire avec diverses  interdictions ou obligations comme celle de verser une caution ( jusqu'à 30 000 euros).

Ces six personnes comparaîtront les 7 et 8 novembre devant le tribunal correctionnel de Reims.