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Faits divers – Justice

Très vive émotion chez les policiers après le suicide de Maggy Biskupski, porte-parole des policiers en colère

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Maggy Biskupski, une des figures du mouvement des policiers après l'attaque de Viry-Châtillon, a été retrouvée morte lundi soir chez elle dans les Yvelines, son arme de service à ses côtés. La piste du suicide est priviligiée.

Maggy Biskupski, porte parole du mouvement des policiers en colère
Maggy Biskupski, porte parole du mouvement des policiers en colère © Maxppp -

Carrières-sous-Poissy, France

Maggy Biskupski, gardienne de la paix dans les Yvelines était une des figures du mouvement de protestation des policiers après l'attaque de Viry-Châtillon le 8 octobre 2016.  La policière de 36 ans a été retrouvée mort lundi soir, son arme de service à ses côtés, dans son domicile de Carrières-sous-Poissy (Yvelines). Une lettre a été retrouvée sur place. D'après nos informations, elle avait également envoyé un message sur WhatsApp à ses proches.

Maggy Biskupski avait fondé l'association Mobilisation des Policiers en Colère (MPC) après l'attaque au cocktail molotov de 2 voitures de police à Viry-Châtillon lors de laquelle 2 agents avaient été grièvement blessés. Depuis, sa voix faisait partie de elles qui portaient la colère de la profession. "C'était une engagée. On pouvait ne pas être d'accord avec elle (...) mais c'était une engagée pour une cause, celle de défendre les policiers, l'honneur des policiers, les moyens matériels des policiers", a réagi ce mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

L'engagement de Maggy Biskupski pasait mal au sein de la hiérarchie policière. Avec 3 collègues, elle était visée par une procédure de l’inspection générale de la police nationale (IGPN) pour « manquements » à son devoir de réserve. Cette enquête la concernant était terminée, et la jeune femme n'avait toujours pas été sanctionnée, selon franceinfo.

Les policiers sous le choc

L'émotion est vaste. D'abord chez ceux qui ont milité à ses côtés, au sein de l'association MPC. 

Tristesse aussi chez les autres représentants de la profession, comme au syndicat Unité SGP Police.

Nombreuses réactions au sein de la classe politique

Le drame a suscité également beaucoup de réactions dans le monde politique. "Symbole d'une police à bout, elle portait le combat de ceux qui nous protègent au quotidien. Nous n'avons pas su la protéger" dit le patron des Républicains Laurent Wauquiez. Son "suicide alourdit la trop longue liste des policiers morts des conséquences de leur souffrance au travail", lance Benoît Hamon, le fondateur du mouvement Générations. Le député de la France Insoumise en Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière demande une commission d'enquête sur les suicides de policiers.

  - Visactu
© Visactu -
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