Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers - Justice

À Dijon, quatre mois de prison ferme pour avoir menacé un élu

-
Par , France Bleu Bourgogne

Deux hommes de 26 ans et 35 ans condamnés par la justice à Dijon ce mardi 19 novembre 2019. Ils avaient pris à partie l'adjoint au maire de Jallanges le 6 mai dernier. L'élu menacé, avait trouvé refuge en mairie.

La salle d'audience du tribunal correctionnel de Dijon
La salle d'audience du tribunal correctionnel de Dijon © Radio France - Stephane Parry

Dijon

Deux habitants de Bourgogne âgés de 26 ans et 35 ans, condamnés à Dijon ce mardi 19 novembre 2019 pour avoir menacé l'adjoint au maire de Jallanges au printemps dernier. Une affaire qui illustre les violences dont sont victimes les élus un peu partout en France. Violences mis en lumière par la mort du maire de Signes dans le Var.

L'affaire plaidée ce mardi devant le tribunal correctionnel de Dijon résume la difficulté pour un élu de faire respecter la loi sans se mettre en danger. "Un élu n'est pas un privilégié. Il n'est pas au-dessus des lois. C'est le premier d'entre les égaux", lance Maître Patrick Audard, le conseil de l'adjoint au maire. "L'élu a le droit au respect, il ne faut pas banaliser ces faits", ajoute l'avocat de la partie civile.

Les faits remontent au 6 mai dernier. Ce jour-là, Thierry Minet, adjoint au maire à Jallanges demande à un groupe de jeunes de quitter l'aire de jeux sur laquelle ils ont pénétré avec une voiture. 

Le ton monte entre le conducteur et l'élu. Ce dernier sort son téléphone pour photographier la plaque d'immatriculation. Des insultes volent. L'adjoint saisi le col de la veste du conducteur qui parvient à se dégager. En reculant, il frôle l'adjoint au maire et à l'aide d'une serpette le menace. 

L'adjoint au maire se réfugie à la mairie

L'élu va se réfugier dans la mairie. L'histoire ne s'arrête pas là. Le jeune part chercher du renfort et revient à la mairie pour en découdre. L'un des jeunes qui l'accompagne lui prêtre une matraque télescopique. C'est finalement un appel à la gendarmerie du maire, qui fait fuir les jeunes. "Quand on revient sur les lieux, ce n'est pas de la légitime défense", lance la présidente du tribunal

Ils sont revenus pour lui faire la peau - l'avocat de la partie civile

A la barre, les deux jeunes comparaissent sans l'aide d'un avocat. Tenue de jogging et basket, le plus jeune poursuivi pour violence avec arme, explique que c'est l'élu en premier qui a tenté de l'agresser et que s'il a menacé l'adjoint au maire, c'était pour l'impressionner. 

Pour l'avocat de l'élu, cette affaire pose la question de la violence qui s'exprime à l'égard des élus. "Ces jeunes n'ont pas pris conscience de la gravité des faits. Ils voulaient en découdre avec Mr Minet. Ils sont revenus à la mairie pour lui faire la peau", affirme Maître Audard.

La procureure réclame 5 mois d'emprisonnement à l'encontre du conducteur et 800 euros d'amende pour le second prévenu.

Le tribunal correctionnel de Dijon condamne le conducteur à quatre mois d'emprisonnement et son complice à 400 euros d'amende. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu